Les springboks n’ont pas encore sauvé Coetzee

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    Les springboks n’ont pas encore sauvé Coetzee
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Si la victoire à Paris est une vraie bouffée d’oxygène pour les Springboks, elle n’a toujours pas apaisé l’opinion publique sud-africaine...

Les Springboks respirent. Allister Coetzee, leur patron, aussi. « Notre équipe est encore très inexpérimentée, expliquait le sélectionneur sud-africain samedi soir. Je vous rappelle d’ailleurs que huit de nos joueurs ne comptent même pas dix sélections sous le maillot des Springboks. Mais nos jeunes apprennent vite. Après la défaite contre l’Irlande (3-38), ils ont su s’adapter aux conditions climatiques propres à l’hiver européen et rebondir. Je suis fier d’eux. Car une victoire à Paris n’a jamais rien d’anecdotique. »

Faiblards dans l’animation offensive, semblant parfois déboussolés dans le jeu courant, les coéquipiers d’Eben Etzebeth se sont recroquevillés au Stade de France sur le culte de la force qui avait fait leur réputation : conquête, occupation, défense. Auteurs d’une superbe performance dans le combat collectif, propres en mêlée, sereins en touche et excellents dans le jeu au sol, les champions du monde 2007 se sont quelque peu rassurés avant de s’envoler vers l’Italie, où ils disputeront le troisième match de leur tournée d’automne face à une équipe les ayant battus à Florence pour la première fois de leur histoire, l’an passé (20-18). Alors, le succès de samedi soir peut-il sauver Allister Coetzee, si critiqué en Afrique du Sud ? Rien n’est moins sûr. La semaine dernière, nos confrères sud-africains annonçaient d’ailleurs que le destin de l’ancien gourou de la Western Province était d’ores et déjà scellé. Et ce quelle que soit l’issue de cette tournée automnale…

Une promotion pour Erasmus ?

De fait, le bilan d’Allister Coetzee à la tête des Springboks depuis 2016 n’est pas reluisant. En vingt-trois matchs, le successeur de Heyneke Meyer n’a connu la victoire qu’à dix reprises, dont quatre fois contre l’équipe de France ! Du Cap à Bloemfontein, il se murmure même aujourd’hui que l’ancien manager du Munster Rassie Erasmus, annoncé comme directeur sportif de la Saru, pourrait bien voir ses prérogatives à la Fédération sud-africaine évoluer. Pour prendre carrément la place de Coetzee ? C’est une possibilité, en effet. Quoi qu’il se passe à la pointe Sud de l’Afrique ces prochaines semaines, les Springboks sont donc loin d’être sortis d’affaire et, bien qu’en meilleure position que leurs homologues tricolores, semblent encore très loin de pouvoir inquiéter All Blacks ou Anglais en vue du prochain Mondial…

Marc Duzan
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