Une remontada à confirmer

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    Une remontada à confirmer
Publié le , mis à jour

Dijon - Fédérale 1 - Maintenu fin juillet, après une décision du CNOSF, le Stade Dijonnais est reparti avec un handicap de huit points. En sept journées, il est déjà remonté à la quatrième place ex-aequo !

On a longtemps cru que les Dijonnais allaient repartir en Fédérale 3, puis on s’est dit que les huit points de pénalité infligés par la FFR après la victoire du club devant le CNOSF allaient être un caillou trop encombrant dans la chaussure dijonnaise.

Après sept journées de championnat, Dijon a plus que refait son retard. Si l’on excepte la poule élite de Fédérale 1, il présente le sixième meilleur bilan de la division avec cinq victoires (1 bonus offensif) et deux défaites bonifiées. Ces vingt-trois points décrochés, qui lui permettent d’en compter réellement quinze au classement, lui permettaient de pointer à la quatrième place de sa poule, ex-aequo notamment avec Vienne, son hôte hier en Isère. Et le Stade est la seule équipe de la poule à avoir pris des points à chaque journée…

« J’entends certaines personnes se plaindre de l’absence de ses huit points, mais il ne faut pas y penser sinon ça fait mal à la tête », tranche l’entraîneur, Renaud Gourdon, grand artisan du redressement.

Outre les huit points, la masse salariale a subi un encadrement drastique (23 % du budget). C’est donc un petit miracle de voir cette équipe pointer à cinq victoires, quand elle en avait décroché deux la saison dernière…

Aucun regret

Mais l’ancien technicien de Soyaux a su recruter malin, avec de nombreux jeunes sortis de centre de formation, et imposer, un serpent de mer en Bourgogne, des entraînements quotidiens. « Une douzaine de joueurs peuvent les suivre régulièrement, les autres nous rejoignent au gré de leurs emplois du temps. Il faut aussi féliciter les joueurs. Ils ont adhéré au discours. Ils sont demandeurs, ils me font moi-même grandir à travers leurs questionnements pertinents. » Parfois, il est même obligé de les forcer à se reposer et interdit certains de se rendre en salle de musculation.

Du côté des dirigeants, on ne regrette donc pas de s’être battu jusqu’au bout pour faire valoir son bon droit. Le club s’est retourné contre son ancien comptable et a provisionné la somme qu’il pourrait être amené à régler s’il perdait en justice, par le biais d’une augmentation de capital. Mais il se satisfait d’avoir déjà eu gain de cause devant la justice sportive. « Cela a été un long chemin de croix, reconnaît le président, Pascal Gautheron. Notre stratégie était de maintenir le club en Fédérale 1 sinon le projet tombait à l’eau. Mais nous ne pensions pas que cela se passerait aussi bien. »

Surtout que la saison a commencé par une nouvelle injustice avec une défaite sur le fil contre La Seyne à domicile. « L’arbitre a fait une erreur et l’a reconnu après, explique Renaud Gourdon. Ça nous a enfoncé encore plus d’être lésé de trois points sur le premier match. »

La victoire contre Nîmes, un cador de la poule, a lancé la machine. Maintenant, il va falloir ne pas laisser le soufflé retomber. « L’infirmerie déborde et nous sommes à poil, poursuit l’entraîneur. Nos jeunes joueurs n’avaient déjà pas beaucoup d’expérience, ceux que nous lançons en ont encore moins… » Pour l’instant la valeur des joueurs dijonnais n’a pas attendu le nombre des années…

Par Sébastien Fiatte 

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