La France fait peur

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Le rugby français ne va pas si mal. Du moins, celui des clubs, où il faut bien reconnaître que les joueurs français ne sont pas légion.

Mais le constat fait tout de même du bien, en ces temps de vache maigre. Après quatre journées de phase de poule en Champions Cup, chaque groupe compte un club français à une des deux premières places. Cette campagne européenne se présente sous les meilleurs auspices. Dans le scénario idéal, on pourrait donc retrouver cinq équipes françaises en quart de finale. Ce qui serait évidemment une première, quand notre rugby avait jusque-là plafonné à quatre équipes présentes en phases finales (en 1999, 2010 et 2011).

On n’en est évidemment pas là. D’autant que la route n’est pas dégagée pour tout le monde. Exception faite de Clermont, dont la présence en quarts de finale ne fait plus grand doute après son nouveau succès sur les Saracens (quatre victoires en quatre matchs, 18 points au compteur), il reste même de sérieux obstacles à franchir.

Pour accompagner les Auvergnats en phase finale, le Stade rochelais est le mieux placé. Les hommes de Patrice Collazo se sont certes inclinés sur la pelouse des Wasps, ce dimanche (21-3). Mais leur première partie de Coupe d’Europe, absolument superbe, les maintient en tête de leur poule. Et en ballottage favorable pour une qualification.

Pour Toulon, les sentiments sont partagés : les Varois étaient placés par le tirage au sort dans la poule la moins relevée de la compétition. Après trois victoires arrachées sur le gong, le RCT a cette fois chuté en Angleterre, sur la pelouse de Bath. Le péril n’est pas encore réel pour Toulon, qui doit encore recevoir Trévise. Mais la marge de manœuvre se réduit.

Reste enfin les cas du Racing 92et de Montpellier. Nets vainqueurs de Castres, les premiers se préparent à « un huitième de finale à Leicester » dixit leur entraîneur des trois-quarts, Laurent Labit. Dans ce groupe particulièrement relevé, une qualification (même en qualité de meilleur second) sera une satisfaction légitime. Pour les Montpelliérains, mal embarqués dans cette compétition, leur double victoire bonifiée face à Glasgow les relance dans la compétition. Les Héraultais, dont le programme est copieux (déplacement à Exeter et réception du Leinster) sont encore en vie, et c’est déjà une satisfaction.

Seule ombre à ce tableau enthousiasmant, le Castres olympique n’embrasse toujours pas son destin européen. Après la belle victoire à Pierre-Fabre, le staff tarnais a préféré faire retourner sur la pelouse du Racing 92. Dommage, d’autant que c’est une (mauvaise) habitude.

Léo Faure
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