Une rencontre qui se déroule plusieurs heures

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    Rugby féminin : L’envie d’avoir envie
Publié le , mis à jour

Malgré des événements contraires, les Alsaciennes et les Lyonnaises sont parvenues à jouer leur rencontre.

L’entente Sud-Alsace a fait preuve d’une certaine persévérance pour faire disputer dans des conditions équitables la rencontre qu’elle devait organiser à domicile il y a huit jours contre les Lyonnaises dans leur championnat de Fédérale 2. Les Alsaciennes sont dernières. Les Lyonnaises sont leaders. L’issue de ce match ne faisait guère de doute. Mais les deux équipes ont refusé que l’un de leur LCA prenne l’arbitrage en charge, quand aux alentours de 13 heures l’arbitre désigné s’est manifesté au téléphone pour signifier son incapacité d’officier en raison d’une gastro-entérite. Alors a débuté une petite course pour maintenir la rencontre dans « des conditions normales d’utilisation ».

Les garçons en renfort

La seconde ligne Alsacienne Isabelle Carboux étant arbitre elle-même, elle a sorti son carnet d’adresses pour solliciter un collègue. Elle a fini par en trouver un qui a mis une heure pour venir. Initialement prévu à 14 heures, le match a donc débuté à 16 heures. Mais à cette période hivernale en Alsace, à partir de 17 heures, la nuit tombe, et le terrain d’honneur de Saint-Louis est dépourvu d’éclairage. Il était donc tout à fait certain que le match n’aurait pas pu aller à son terme. Le terrain annexe qui le jouxte est parfaitement éclairé, mais puisqu’aucune protection n’a été apposée sur les éléments qui l’environnent - poteaux, poubelles, etc - l’arbitre a constaté que la sécurité des joueuses n’était pas assurée, et a refusé que la rencontre soir disputé dessus. Quoi faire ? Une solution a été apportée par les seniors masculins. Comme ils ne jouaient pas ce week-end, quelques équipiers de la première se trouvaient sur place pour assister à la rencontre des filles. Ils ont apporté leur concours pour protéger le terrain annexe avec tout ce que le club comptait de boucliers et autres d’objets en mousse, pendant que les filles débutaient leur opposition sur le terrain principal. À la mi-temps, à la nuit tombante, le travail effectué, les deux équipes ont pu changer de terrain pour achever leur confrontation sous les « sunlights », passant d’une pelouse plutôt agréable à une grande flaque d’eau sur ce terrain d’entraînement labouré par toutes les équipes. « C’était folklorique, a commenté Sandrine Berra, la dirigeante des Alsaciennes. Mais on s’est bien marré. » Ce qui n’a pas été suffisant pour renverser la logique sportive, puisque les Lyonnaises ont fini par s’imposer avec le bonus offensif (0-48). 

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