Aurillac tombe avec amertume

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    Aurillac tombe avec amertume
Publié le / Mis à jour le

Les locaux sont tombés sur plus fort vendredi soir, mais auraient préféré perdre autrement que sur une mêlée simulée. Une dernière mêlée à la 87e qui va faire grand débat dans les jours à venir.

Une première période poussive avec cependant une domination territoriale des Montalbanais. D'ailleurs, c'est Bosviel qui ouvre les hostilités des 20 mètres quasi face aux perches (2'). Les Aurillacois vont répondre u tac au tac avec Segonds qui, des 45 mètres face aux perches égalise (5'). Et puis l'USM prend le jeu à son compte et met sous pression des locaux incapables de jouer et rendant tous les ballons au leader de Pro D2. Une domination rapidement bonifiée, en force, par Christopher Vaotoa suite à une touche et un maul d'école derrière la prise de Segueev. Petit à petit, les Aurillacois relèvent la tête et résistent aux coup de boutoirs de Montauban. Aurillac plie mais ne rompt pas. Et sur la première incursion des locaux dans les 22 tarn-et-garonnais, ils vont faire mouche. Un magnifique action qui démarre des 40 locaux et va se poursuivre dans les 22 adverses via une percée de Sharikadze. Aurillac pousse avec ses gros et suite à une pénaltouche, c'est Taukeiaho qui viendra valider près de quatre minutes de possession. Essai transformé par Segonds (10-10, 35e), avant que l'ouvreur d'Aurillac ne donne l'avantage aux siens après la sirène... un peu contre le cours du match il faut bien l'avouer (13-10).

La deuxième période restera elle dans les annales, du moins, elle va faire couler beaucoup d'encre dans le pays de l'ovalie. L'USM qui se remet très vite la tête à l'endroit avec un essai de Sayerse dès les premières minutes, sur un ballon contré superbement exploité (13-15, 43e). Malgré une pénalité de Segonds à la 51e, Montauban va enfoncer le clou à l'heure de jeu (16-15). Une pénalité sur les 40 d'Aurillac et Bosviel trouve une pénaltouche. Derrière, une belle prise, un bon ballon porté et D'Hooghe qui finit le boulot. Bosviel transforme (16-22, 63e). On pense que la messe est dite, mais la fin de match va être épique. Alors que tous les changements ont été fait au niveau des premières lignes, Aurillac prend l'ascendant sur mêlée. On joue la 72e minute quand le cirque commence. M. Millotte ne va pas prendre ses responsabilités et à la 77e, quand les Aurillacois sont à cinq mètres et jouent mêlée sur mêlée... Montauban remet sur la pelouse ses piliers, puis resort Agnési à la... 85e. Le talon revient sur la pelouse et du coup la prochaine mêlée sera simulée. L'essai de pénalité tant espéré par les Aurillacois vole en éclat. Derrière bagarre générale. Trois rouges. Rideau.

L'essai du match :

À l'heure de jeu, D'Hooghe va être à la conclusion d'un ballon porté d'école. Le deuxième d'ailleurs du match qui conduira à la même finalité : un essai. Mais celui-ci scellera le sort des Aurillacois qui n'auront que leurs yeux pour pleurer et ne pas avoir su contrecarrer cette phase de jeu.

L'homme du match : M. Millotte

Sa décision en fin de match de ne pas sanctionner les Montalbanais sur les dernières mêlées sera lourde de conséquence. Pire, ne pas prendre de décision et fermer les yeux sur ce que les Aurillacois ont vécu comme une tricherie de la part du leader. Sur l'ensemble, Montauban méritait de gagner, mais pas comme ça !

Le tournant du match : La dernière mêlée

On invite tout le monde à se faire une idée sur la fin du match et les sorties sur blessures des piliers montalbanais. Une phase de jeu entre la 78e et la 87e qui aboutira à une mêlée simulée. On se répète, mais la pilule est plus qu'amère à Jean-Alric et chez les Stadistes.

Le coup d'envoi d'Aurillac-Montauban a été donné par Petre Mitu. L'ancien international roumain, qui a évolué pour les deux clubs, lutte actuellement contre la maladie de charcot. Cette rencontre a été aussi l'occasion d'organiser une collecte de fonds pour l'association ARSLA et aider à la recherche contre cette maladie.

Par Jean-Marc Authié

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