Du beau monde au balcon

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    Du beau monde au balcon
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Dans n’importe quel brouillard, la moindre éclaircie est une aubaine. La zone d’ombre des Bleus est immense depuis près d’un an, tellement le bilan de la fin de l’ère Novès est catastrophique en termes de résultats. 

 Pourtant, au cœur des sept défaites françaises de rang, il est une embellie certaine. Elle vient d’une nouvelle génération qui pointe le bout de son nez ces derniers mois. Tout a débuté lors du Tournoi des 6 Nations 2017, avec l’apparition au niveau international d’Antoine Dupont, le Toulousain alors Castrais. âgé de 20 ans, il débarquait avec succès sur la scène internationale pour concurrencer… Baptiste Serin, de seulement deux ans son aîné. Depuis, le demi de mêlée n’a fait que confirmer, jusqu’à des débuts tonitruants à Ernest-Wallon et une prestation majuscule face aux All Blacks en novembre. Le retour annoncé de Morgan Parra avec le XV de France ne devrait pas freiner son ascension et au 9 lui apporter une expérience supplémentaire. En numéro neuf, le réservoir est d’ailleurs. Car, derrière Dupont et Serin, pousse aussi le Lyonnais Baptiste Couilloud par exemple. à 20 ans, il est déjà impressionnant de maîtrise et de justesse. Ultra-complet, il s’est imposé dans le collectif de Pierre Mignoni et pourrait sans tarder frapper à la porte de l’étage supérieur. Et tous ces derniers nommés pourraient être associés à la nouvelle sensation du rugby hexagonal, à savoir le Bordelo-Béglais Matthieu Jalibert. Imaginez un peu : l’intéressé vient juste de fêter ses 19 ans. Cela ne l’empêche pas d’impressionner à chacune de ses sorties avec l’UBB. À tel point qu’il est devenu le dépositaire du jeu girondin, par sa capacité à imprimer le rythme de la rencontre et à accélérer quand c’est nécessaire. Ceci alors que, cet automne, c’est Anthony Belleau (21 ans) qui a fait des premières apparitions internationales à l’ouverture.

Richesse en troisième ligne

 

Il n’y a pas qu’à la charnière que la vague de fraîcheur est évidente. Au centre, le Clermontois Damian Penaud (21 ans depuis le mois de septembre), décisif dans le parcours clermontois jusqu’au Brennus, a effectué une tournée prometteuse en Afrique du Sud en juin. D’autres jeunes de l’ASMCA se sont également et récemment illustrés : les deuxième ligne Arthur Iturria (23 ans) et Paul Jedrasiak (24 ans) ou le troisième ligne Judicaël Cancoriet (21 ans) en premier lieu, lesquels sont aussi devenus internationaux en 2017. Toujours en troisième ligne, le réservoir est d’ailleurs riche avec les Castrais Anthony Jelonch (21 ans ; 2 sélections) et Mathieu Babillot (24 ans) - tous deux extrêmement constants dans leurs performances avec le CO -, le Briviste Fabien Sanconnie (22 ans ; 3 sélections), le Toulonnais Charles Ollivon (24 ans) quand il en aura fini de ses blessures, ou encore le Parisien Sekou Macalou (22 ans), irrésistible avec « le XV de France bis » contre les Blacks B à Lyon. Autre poste où la relève semble prête, celui de talonneur. Si Guilhem Guirado reste le taulier, le Racingman Camille Chat (22 ans), le pensionnaire des Saracens Christopher-Eric Tolofua (23 ans), le Toulonnais Anthony Etrillard (24 ans) et le Toulousain Julien Marchand (22 ans) sont tous des valeurs sûres. Même au poste de pilier, la concurrence se fait plus dense que quelques années en arrière. Surtout à gauche où les Bordelais Jefferson Poirot (25 ans) et Sébastien Taofifenua (25 ans), le Toulousain Cyril Baille (24 ans) ou le Rochelais Dany Priso (24 ans) ont encore un grand avenir devant eux. Sans oublier, pêle-mêle, les Florian Verhaeghe (20 ans), Paul Gabrillagues (24 ans), Swan Rebbadj (22 ans), Quentin Lespiaucq-Brettes (22 ans), Gabriel Lacroix (24 ans), Louis Dupichot (22 ans) ou autre Gervais Cordin (19 ans).

Jérémy Fadat
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