Nevers ou la fève du vendredi soir

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    Nevers ou la fève du vendredi soir
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Portés par plus de cinq mille spectateurs, les Neversois ont livré l’une de leurs plus belles prestations en dominant les Aurillacois. Leur succès de roi, 31-8, les a fait tomber sur la fève du bonus offensif.

Le résumé

Personne n’imaginait, au vu des conditions climatiques qui avaient sévi depuis plusieurs semaines sur la Nièvre, que l’affrontement entre Neversois et Aurillacois serait d’un tel tonneau. Sous un ciel redevenu clément mais sur un terrain très gras, les Nivernais n’ont pas hésité à déployer toutes les facettes de leur jeu. Semblant ne pas être descendus du car, les Cantaliens ne purent que payer l’addition. Au bout de vingt-cinq minutes, les Bourguignons avaient déjà tiré la fève offensive, grâce aux essais de Julien Kazubek, Nicolas Vuillemin et Hugues Bastide. Après avoir remplacé toute sa première ligne, le XV auvergnat refit un peu surface. Quelques placages ratés des locaux lui permirent d’aller à dame, par l’intermédiaire de son troisième ligne centre Utu Maninoa. Mais Nevers, impressionnant de puissance et d’agilité réunies, récupéra son bien. Pas avant la pause, Jonathan Garcia étant retourné dans l’en-but, mais après. Profitant le l’exclusion temporaire du solide pilier Julius Nostadt, les Jaunets inscrivirent ce quatrième essai, en bout de ligne par Lucas Blanc. Le chronomètre affichait la 49e minute et le tableau lumineux, 31-8. Si le score n’évolua plus, l’affrontement ne perdit en rien son intensité. Aurillac pensa même, après la sirène, avoir ôté à son hôte la joie de coiffer la couronne et de brandir la fameuse fève. Mais l’essai inscrit par Jack McPhee fut refusé par le corps arbitral pour un en-avant au préalable. Soulevant la liesse du stade du Pré-Fleuri.

Le tournant du match : Bastide porté par son pack:

Nevers est euphorique depuis le début des hostilités. Adroits en dépit d’un ballon glissant et d’une pelouse torturée par les récentes pluies, les Nivernais étouffent complètement les visiteurs. Deux essais ont déjà été inscrits et transformés. Les Cantaliens ne répliquent que par un but de Maxime Petitjean. Sur le renvoi, au contraire du local Jean-Louis Zebango, dextre sur les trois réceptions qui lui incombèrent, l’ailier Albert Valentin commit un en-avant et le cuir fila en touche. Sur l’action qui suivit, après un numéro de Jason Fraser, Nevers obtint une pénalité et choisit d’aller en pénaltouche. Le maul qui en découla fut énorme et tout le pack poussa Hugues Bastide en terre promise. La messe était (presque) dite… à la 25e minute !

L’action du match : le bonus sauvé

Depuis plusieurs minutes, Nevers s’arc-boute dans ses 22 mètres pour empêcher Aurillac d’inscrire son second essai de la soirée. En ayant marqué quatre, les Neversois tiennent le bonus offensif mais souffrent. Certains sont victimes de crampes mais ça plaque à tour de bras pour endiguer les vagues cantaliennes. Aurillac prend une mêlée à 5 mètres, face aux perches, et la sirène retentit. Le bras de fer est dantesque, les avants aurillacois échouant d’un rien à chaque tentative. Alors, Aurillac décide d’ouvrir sur l’aile gauche où Jack McPhee, intercalé, est alerté pour plonger et aplatir le ballon dans l’en-but. Mais il semble qu’un en-avant ait été commis entre la sortie du ruck et l’envol de l’arrière auvergnat. Ce que confirment les arbitres, après conciliabule, sifflant l’en-avant et la fin du match.

L’homme du match : Jason Fraser

Ils sont nombreux les Neversois à s’être distingués. Celui qui brilla le plus fut sans conteste le troisième ligne centre Jason Fraser. Dans toutes les offensives nivernaises et souvent même au départ de celles-ci, le Sud-Africain a toujours avancé sans jamais perdre une munition. C’est lui qui donna le tempo à la rencontre et ses coéquipiers, au diapason, s’engouffrèrent dans les brèches qu’il créa.

Les meilleurs:

A Nevers : Derreux, Zebango, Naqiri, San Martin, Vuillemin, Faleali’i, Bastide, Fraser, Kazubek, Toleafoa, Bradshaw, Garcia, Maury, N’diaye.

A Aurillac : Luatua, Sharikadze, Maninoa, Nostadt.

Par Antoine Deschamps

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