Ce qui a changé

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De ce qu’en disent les joueurs du XV de France, l’ambiance à Marcoussis est moins pesante qu’elle ne le fut par le passé. Doit-on les croire ?

Il est bien évidemment impossible de tirer un quelconque bilan de ces huit jours d’entraînement. Au rugby, le match du week-end reste la valeur étalon et tant que le XV de France n’aura pas validé les belles promesses émises au CNR sur le terrain de Saint-Denis, les cris et chuchotements de cette semaine de préparation ne sont que des délits d’intention. Il n’empêche. Ce que l’on a pu ressentir ces derniers jours, hors «perquises», avait de quoi flatter la rétine. Peu avant d’investir Marcatraz, Jacques Brunel souhaitait voir ses Bleus « sourire », « prendre du plaisir », « se lâcher » ? Au fil des trois entraînements ouverts par le nouveau sélectionneur, on put constater que les internationaux français avaient l’air heureux d’être là. Le charisme et l’autorité naturelle de Guy Novès faisaient-ils peser sur le CNR une chape de plomb ? L’affirmer, maintenant qu’il est parti ,serait bien trop simple. Mais, parce qu’il faut toujours tout changer radicalement avec le passé, l’atmosphère est incontestablement plus légère début 2018 qu’elle ne l’était un an plus tôt. Comme si tout le monde veillait à ancrer la positive attitude. Vendredi, le flanker du Racing 92 Wenceslas Lauret confiait à ce sujet: «Je n’ai rien à dire sur Guy Novès. En plus, je l’ai très peu côtoyé. Mais on sait que sa façon de manager l’équipe n’a pas marché. Ça n’a pas pris. Pour quelles raisons ? Je ne suis pas à même de le dire. Quand j’étais là, j’avais la pression du résultat, la pression de perdre ma place. Aujourd’hui, tout ce qui a été fait, il faut le mettre de côté. Il faut croquer dans cette nouvelle opportunité et ne rien regretter.»

L’état de grâce

Sans être devenu une colonie de vacances, le XV de France se veut donc plus relax et, jusqu’ici, le management de Brunel semble faire mouche. Geoffrey Palis, l’arrière de Castres, analyse: « Jacques Brunel est un manager qui attache beaucoup d’importance à l’humain et à la notion de plaisir. C’est une donnée importante car si on est pris avec l’équipe de France et qu’il n’y a pas de plaisir, c’est dommage. Il mise beaucoup là-dessus. En ce qui concerne le terrain, les plans de jeu s’inspirent de ce qui a été fait avant mais ils sont peut-être simplifiés. Et c’est très bien comme ça ». Moins de bachotage et plus d’instinct. Moins de coups de gueule et plus d’éclats de rire. Est-ce différent ? Incontestablement. Mais est-ce vraiment mieux ? Une nouvelle fois, il est beaucoup trop tôt pour le dire...

Marc Duzan
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