L’Angleterre passe d’un doigt

Il n’aura fallu que deux week-ends de Tournoi pour déblayer le terrain. Et confirmer, en deux coups de cuillère à pot, les hiérarchies du moment. Le Tournoi 2018 ne sera pas celui des surprises. Qu’on se le dise.

L’Italie était annoncée à son standing habituel, donc seule au fond du peloton ? Bingo. Les Transalpins n’ont toujours pas pris le moindre point au classement, mais en ont déjà encaissés 102 aux tableaux d’affichage. Rien ne change, et c’est bien dommage pour leur légitimité dans la compétition. Idem dans le ventre mou. La France et l’Ecosse s’étripaient, ce dimanche, pour s’éviter la cinquième place. Le pays de Galles, un cran au-dessus comme il l’a confirmé il y a dix jours face à l’Ecosse, stagne toutefois à la 3e place. Et semble parti pour un destin similaire en 2018.

À la lutte depuis deux ans pour le sacre dans le Tournoi, les Irlandais et les Anglais sont (déjà) les deux dernières nations invaincues. Et comme le comité des 6 nations fait bien les choses, il a programmé la finale annoncée Angleterre-Irlande pour la dernière journée, en clôture du Tournoi, le 17 mars. Rendez-vous est pris. Et au regard des calendriers, on se demande bien quel cataclysme pourrait empêcher les deux nations de se disputer le sacre final.

Surtout, les Anglais viennent de franchir leur principal écueil sur ce chemin du sacre. Àdomicile face aux Gallois, les hommes d’Eddie Jones ont eu chaud. Très chaud même. Trop chaud ? Jugez plutôt : à la 23e minute, le XV du poireau sortait enfin la tête de l’eau. À la réception d’un passe au pied, proche de l’en-but, l’ailier Steff Evans se troue mais évite l’en-avant et pousse finalement le ballon du genou. L’arrière Anscombe suit et semble prendre de vitesse Watson pour aplatir.

Essai ou pas essai ? Telle est la question…

Y a-t-il essai ? C’est tout le débat qui anime, depuis samedi, le rugby du vieux continent. Les images arrêtées, publiées dimanche dans toute la presse britannique, semblent dire que oui. Jérôme Garcès, l’arbitre français du match, a suivi les recommandations de son TMO (arbitre vidéo, le Néo-Zélandais Glenn Newman) et refusé la marque. Une décision qui pèse finalement lourd dans la balance, les Anglais ne remportant ce match que par six points d’écart (12-6). Les Anglais, qui n’ont plus perdu à Twickenham depuis la Coupe du monde 2015, ont vu le coup passer près. Quand tout veut sourire…