Mission accomplie !

Sous la pluie et dans le froid, face à un adversaire très accrocheur, l’équipe de France a arraché son deuxième succès bonifié.

L’Écosse devra encore patienter avant de renouer avec le succès face à l’équipe de France. La dernière victoire du XV du Chardon remonte à la saison 2010 où, le 6 février de cette année-là, un exploit personnel de la centre Lucy Millard avait eu raison des Tricolores commandées à l’époque par la Caennaise Sandra Rabier (10-8, score final).

Samedi soir à Glasgow, dans une enceinte balayée par le vent et la pluie — « un véritable temps écossais », soulignait avec humour la manager Annick Hayraud — les Écossaises ont vraiment donné du fil à retordre à l’équipe de France même si le tableau d’affichage est flatteur pour cette dernière (26-3). L’an dernier, à La Rochelle, elles avaient été asphyxiées par la vitesse d’exécution des Tricolores (55-0). Cette fois, dans le sillage de l’excellente Jade Konkell, les bleues d’Écosse ont proposé une farouche résistance à leurs rivales.

Bien organisées en défense, elles ont perturbé les lancements de jeu adverses. À la demi-heure de jeu, c’est l’Écosse qui a défloré le score à la faveur d’une pénalité de sa demi de mêlée, Jenny Maxwell (3-0). Une avance qui ne dura pas longtemps. Peu avant la pause, l’équipe de France a retrouvé le jeu qu’elle affectionne et ce malgré le carton jaune infligé à la pilier lonsoise, Patricia Carricaburru. Sur un modèle de ballon porté, la puissance du pack français a balayé sa rivale sur plus de trente mètres. À la conclusion, la Montpelliéraine, Agathe Sochat bonifiait l’excellent travail de ses coéquipières (5-3).

QUAND LA MÊLÉE AVANCE

Et pour donner un peu plus de relief à la domination française avant le changement de côté, l’ailier montpelliéraine Cyrielle Banet exploitait une excellente passe au pied de l’ouvreuse, Pauline Bourdon. En l’espace de trois minutes, les coéquipières de Gaëlle Hermet avaient pris une sérieuse option sur la victoire finale (12-3). S’il est un secteur de jeu sur lequel l’équipe de France a forgé son deuxième succès consécutif, c’est bien celui de la poussée.

Dans ce domaine, elles ont exercé une domination sans partage. À chaque mêlée, l’écosse a vraiment souffert le martyre.

« Nous sommes encore en souffrance en mêlée. C’est un secteur dans lequel nous devons sérieusement progresser. Dans ce domaine, les Françaises sont excellentes. Elles nous ont fait très mal. Physiquement, elles nous ont éprouvés », résumait au terme de la rencontre, le manager écossais, Shade Munro.

À la recherche d’un second souffle, les Écossaises se sont retrouvées impuissantes face à des Françaises euphoriques, qui ne se sont pas privées d’aller chercher leur deuxième victoire bonifiée dans le Tournoi. En toute fin de partie, une double réalisation Caroline Boujard et Jade Le Pesq donnaient un peu de volume au succès français (26-3). La mission était accomplie pour les Bleues, mais pour Annick Hayraud, la copie mérite d’être revue. « Nous sommes satisfaits de la victoire qui a été acquise avec le bonus, je ne vous cache pas que c’était notre objectif principal. En revanche, nous avons comptabilisé huit fautes en première période. C’est une statistique négative dans un match de haut niveau. Si nous voulons obtenir la première place du Tournoi, nous devons être plus rigoureuses dans la conservation du ballon. Il est vrai aussi que les conditions climatiques ne nous ont pas été favorables. Maintenant, nous allons disséquer cette rencontre, panser les plaies et préparer le prochain match face à l’Italie. » Le 24 février à Bastia, l’équipe de France a une idée derrière la tête, celle d’obtenir un troisième succès et si possible avec le bonus.

Réactions

Commentaires

Le match a eu lieu samedi soir, ce résumé arrive aujourd'hui... comme si le jour de la Saint-Valentin vous rappelez à la part féminine de ce tournoi, couchant quelques lignes avec emphase, pour mieux l'oublier dès demain.