Prime à la continuité

  • Prime à la continuité
    Prime à la continuité
Publié le / Mis à jour le

S’il ne faut pas s’attendre à beaucoup de modifications par rapport à l’Ecosse, quelques nouvelles têtes devraient toutefois faire leur apparition. Des changements contraints par les sanctions d’édimbourg. Mais aussi la schizophrénie Top 14 - équipe de France…

Tout doucement, Jacques Brunel découvre les réalités du XVde France, à la sauce 2018. Après deux défaites inaugurales, le nouveau sélectionneur sait son groupe sous pression au moment de recevoir l’Italie, vendredi soir à Marseille. Et puis ? Il n’aura pu réunir que seize joueurs aux entraînements du week-end, à Aix-en-Provence. Le reste de ses troupes étant préempté par les clubs, pour un week-end de Top 14 aux allures de faux doublon. Mais de vraie galère. Impossible, donc, pour l’équipe de France, de travailler en opposition. Les Bleus, comme souvent, font avec les moyens du bord. Et prépareront finalement une rencontre capitale en cinq jours.

Ce contexte d‘impréparation devrait guider en premier lieu la composition de l’équipe qui affrontera l’Italie. Avec très peu d’entraînements en commun, c’est la logique de continuité qui devrait présider. À Marseille, on pourrait retrouver les mêmes première ligne (Poirot-Girado-Slimani) et troisième ligne (Camara-Tauleigne-Lauret) qu’en écosse. En deuxième ligne, le remplacement d’Arthur Iturria devrait obéir à cette même logique avec la promotion de Paul Gabrillagues, présent avec les Bleus depuis le début du Tournoi.

Derrière, la charnière Machenaud-Beauxis devrait également poursuivre l’aventure.

Joueurs du dimanche, la double peine

Pour les changements éventuels, il faudra surveiller les joueurs ayant évolué dimanche en Top 14, soit cinq jours seulement avant la rencontre face à l’Italie. Un programme franchement schizophrénique, et qui laissera les joueurs concernés avec une seule journée pleine d’entraînement, mardi, avant le « captain run » du jeudi (pas d’entraînement le lendemain d’un match, et repos mercredi). Qui pourrait en faire les frais ? Les Rochelais, en premier lieu. Geoffrey Doumayrou était pressenti pour débuter face à l’Italie, au centre. Sa capacité à récupérer sera surveillée de près, mais son match de dimanche pourrait le pousser vers le banc au profit de Gaël Fickou, auteur d’un grand match avec le Stade toulousain ce samedi face à Agen. Le cas sera tranché en début de semaine. Idem concernant Dany Priso, qui devait retrouver sa place sur le banc. Avant de disputer 30 minutes, ce dimanche sur la pelouse du Racing 92 avec La Rochelle.

Baptiste Serin, quant à lui, a carrément commencé la rencontre entre l’UBB et le Castres olympique. Décevant sur les deux premières rencontres du Tournoi, le Bordelais pourrait quitter le groupe. Le Lyonnais Baptiste Couilloud, en grande forme, est pressenti pour honorer face à l’Italie sa première feuille de match internationale.

Bastareaud comme attendu, la surprise Grosso ?

Au centre du terrain, un cas ne fait plus grand débat : attendu en janvier, avant sa suspension pour des propos déplacés en Coupe d’Europe, Mathieu Bastareaud est de retour. Et, sauf retournement de situation invraisemblable, le capitaine toulonnais sera titulaire sur la pelouse de l’Orange Vélodrome. Il sera l’élément de base de la ligne d’attaque des Bleus, où sa puissance doit leur permettre de trouver des espaces, autour de lui ou dans son dos.

Toujours derrière, le fond de terrain pourrait également être modifié. Teddy Thomas a disparu d’une aile (sanction disciplinaire) et Virimi Vakatawa déçoit depuis deux matchs. De quoi ouvrir la porte à une titularisation de Benjamin Fall mais, surtout, la promotion express du Clermontois Rémy Grosso dans la peau d’un titulaire ? C’était la tendance du week-end.

Par Léo Faure et Nicolas Augot 

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir