« J’ai connu l’usine, je sais d’où je viens ... »

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    « J’ai connu l’usine, je sais d’où je viens ... »
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Jérôme Bosviel - Demi d’ouverture ou arrière de l’USM

Vous voilà Oscar Midi Olympique. Que ressentez-vous ?

C’est bien entendu un grand plaisir, un honneur. Cela met quand même un peu mal à l’aise, tout ce monde, tout ce décorum… Je suis quelqu’un de simple, je n’aime pas forcément me mettre en avant. Cette récompense est aussi celle de toute l’équipe et de tout le club. C’est moi qui suis mis à l’honneur mais il ne faut pas oublier les copains. Cet Oscar Midi Olympique, c’est la récompense pour tout un club.

Votre parcours est singulier. Vous avez connu l’usine et les « trois-huit »…

C’est vrai. C’était important pour moi de connaître le monde du travail, de savoir ce que c’est que de se lever tous les matins pour aller à l’usine. J’ai travaillé chez mon père, en alternance. Quinze jours à l’école, quinze jours au travail. C’était important pour moi de me confronter à la réalité. J’ai poussé mon expérimentation jusqu’à perdre un bout de phalange dans un accident de travail ! J’avais 16 ans, je touchais 300 euros par mois. Bref, je sais d’où je viens. 

Comment êtes-vous venu au rugby ?

Mon père était joueur à Cours-de-Pile. Tous les dimanches, j’allais le voir jouer. Ou plutôt, j’allais jouer dans l’en-but du stade municipal avec mes copains. J’ai toujours eu la passion de ce jeu et j’ai suivi le parcours classique. École de rugby à Bergerac, puis Fédérale 3 à Périgueux, avant Lyon, Bourgoin et Montauban chez les professionnels. Je joue au rugby depuis que j’ai 5 ans. C’est un pan très important de ma vie. Je remercie ma femme, qui m’a toujours suivi dans mes pérégrinations. On a fait deux petites filles, une Lyonnaise et une Sapiacaine. 

Au cours de la soirée, tous les intervenants vous l’ont rappelé : « On ne devrait jamais quitter Montauban ». En savez-vous plus sur votre avenir ? On vous sait très courtisé…

Je suis encore en pleine phase de réflexion. Partir ou rester, c’est un choix difficile qui implique beaucoup de paramètres. Il faut peser le pour et le contre. Je me souviens des paroles de Marc Dantin, mon entraîneur à Périgueux, qui m’a toujours conseillé de ne jamais me précipiter pour prendre une décision. Je me laisse encore quelques jours pour réfléchir… (selon nos informations, Jérôme devrait bel et bien prolonger son bail à Montauban pour trois saisons supplémentaires. L’annonce pourrait être officialisée dans le courant de la semaine, N.D.L.R.)

Par David Bourniquel

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