Les Françaises dominent l'Italie dans un match à sens unique

  • À sens unique !
    À sens unique !
Publié le , mis à jour

Samedi soir, les Françaises n’ont pas laissé planer le moindre doute en atomisant l’Italie sur la pelouse de Furiani

Les Transalpines n’ont pas pesé lourd, samedi soir, sur le terrain de Furiani pour ce match décentralisé du Tournoi des Six Nations. À dire vrai, l’Italie n’aura, même pas, fait illusion l’espace d’un instant dominée qu’elle a été dans tous les domaines du jeu par des tricolores désireuses de préparer de la meilleure des manières le choc face aux Anglaises le 10 mars prochain. Dès le coup d’envoi la France enclenchait la marche avant, privant son adversaire du ballon. Avec une mêlée à son avantage le XV tricolore faisait souffrir celle de l’Italie, dès les premières minutes. À cela il fallait ajouter les échappées belles de Cyrielle Banet et de Caroline Boujard sur les ailes. Tout n’était, en fait, qu’une question de temps, même si les Françaises faisaient tomber de nombreux ballons. Caroline Drouin (6e) sur un ballon gagné par la mêlée allait derrière la ligne. Un essai refusé qui n’était qu’un léger contretemps, avant la première incursion victorieuse de Cyrielle Banet, dans la minute suivante. Jessy Tremoulière bonifiait au pied débutant son quasi sans faute du match. La France continuait d’avancer face à un adversaire, déjà, à la peine. Les Italiennes, qui ne voyaient que trop rarement la moitié de terrain tricolore, étaient châtiées par les avants françaises avec N’Diaye dans le rôle du perce-muraille. Ce qui devait arriver arriva, La France inscrivait un deuxième essai avant le quart d’heure de jeu. Tremoulière réglait la mire et la France s’envolait 14-0. Après un numéro de funambule de Caroline Boujard le long de la ligne de touche, les Françaises, à l’aise dans l’axe et sur les extérieurs crucifiaient leurs adversaires en multipliant les temps forts. Jessy Tremoulière (28e) filait dans la défense Azzura pour aplatir, avant que Marine Menager, à peine entrée en jeu, n’en fasse de même. Avant la pause, les Transalpines se compliquaient un peu plus la tâche en évoluant à quatorze, à la suite d’un carton jaune pour Furlan (38e). Juste derrière, la France inscrivait son cinquième essai pour rentrer au vestiaire avec une marque sans équivoque de 38-0.

Trente minutes moins abouties 

Le public de Furiani avait pris goût aux bonnes choses et était demandeur du même scénario pour la deuxième période. Ce d’autant que l’Italie était toujours à quatorze. Le staff tricolore changeait, en début de mi-temps, les piliers avec les entrées de Carriburu à droite et Arricastre à gauche. Dans la foulée, Forlani suppléait N’Diaye en deuxième ligne. La volonté tricolore était de continuer dans la même voie. Si les avants françaises faisaient, toujours, autant de mal à leurs homologues transalpines, c’est du côté du jeu que cela devenait moins évident. Les Françaises étaient moins précises en enchaînant les fautes de main. L’Italie passait du bleu pâle à un bleu plus piquant, pour autant, les incursions de Sillari et Magatti se heurtaient à la défense tricolore, même réduite à quatorze. C’était le point positif de cette demi-heure où la France affichait un passage à vide. Celui-ci prenait fin à la 72e, quand Yanna Rivoalen faisait scintiller, à nouveau, le tableau de marque, pour le sixième essai. L’Italie, qui avait montré certaines velléités, craquait en fin de match. Marine Menager et Pauline Bourdon, à la dernière minute, corsaient la note, alors que Jessy Tremoulière ratait son unique coup de pied de la partie. Au coup de sifflet final, la France n’avait pas fait dans le détail en ayant inscrit huit essais, répondant, de la sorte à l’Angleterre qui en avait passé, la veille, sept à l’Écosse. Les Françaises n’ont encaissé que trois points en trois rencontres. Elles semblent être dans de bonnes dispositions pour cette finale avant la lettre, le 10 mars prochain, à Grenoble face à l’Angleterre.

Midi Olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?