Max a deux visages

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    Max a deux visages
Publié le / Mis à jour le

Titularisé trois fois en trois matchs, Maxime Machenaud a livré un match en deux temps…

On n’entendait plus parler que des espoirs levés par le jeune Antoine Dupont et du retour annoncé de Morgan Parra en saint patron… Finalement, c’est Maxime Machenaud qui occupe le devant la scène derrière la mêlée tricolore. Non retenu pour les tests de novembre, le joueur du Racing 92 a profité des blessures de ces deux joueurs et de la méforme de Serin pour revenir en Bleu. Pour sa troisième titularisation, il a livré une prestation en deux temps. Heureux de la victoire mais frustré par la manière, personnellement et collectivement.

Une victoire attendue

Maxime Machenaud avait participé à cinq des huit matchs sans victoire concédés par les Bleus en un an. Dans les travées de l’Orange Vélodrome vendredi soir, il s’avouait alors « vraiment soulagé. Cette victoire fait du bien à la tête parce qu’elle a été difficile à préparer. On savait qu’il y avait beaucoup d’attente et que ce résultat était très important. J’espère que nous allons travailler avec plus de sérénité désormais. Je ne suis néanmoins pas satisfait parce qu’on aurait pu se rendre cette rencontre plus simple. On a cru que ça allait être un peu trop facile et les Italiens nous ont compliqué la tâche. »

Une prestation mitigée

Quelconque face à l’Irlande, sorti sur blessure après une bonne mi-temps en Écosse, Machenaud a mis du temps à entrer dans la partie, avant de remettre son équipe dans le sens de la marche en deuxième période grâce à son 6/7 dans ses tirs au but et une meilleure conduite du jeu. Toute l’équipe semble au diapason de ses performances. « J’ai fait une prestation en demi-teinte. Je dois être plus précis à certains moments. J’aurais dû mieux gérer la situation à deux ou trois reprises mais j’ai quand même l’impression de progresser. Surtout dans les tirs au but. J’ai la sensation de me détacher de cette fonction. J’essaie de me rapprocher des meilleurs buteurs au monde, en travaillant sur le terrain mais aussi en préparation mentale. Cela m’aide beaucoup. »

Son duo avec beauxis

D’abord aligné avec Matthieu Jalibert contre l’Irlande, Maxime Machenaud joue aux côtés de Lionel Beauxis depuis son retour. Une situation pas simple à gérer, comme ce fut encore le cas face aux Italiens : « On se connaît depuis deux semaines à peine. C’est très difficile d’avoir des automatismes, on ne s’est pas trop trouvés à certains moments. On essaie de compenser avec de la communication, de se parler beaucoup aux entraînements pour gagner du temps. Ce n’est pas évident de changer tout le temps de charnière. En équipe de France, j’ai dû jouer avec huit ou neuf ouvreurs différents. »

Une stature de leader

A 29 ans, Maxime Machenaud compte 34 sélections. Il veut prendre une nouvelle dimension au sein du groupe France. Il l’a clairement fait savoir vendredi : « Peu de monde m’attendait avant le début de ce Tournoi et j’enchaîne les matchs. J’essaie de prendre le leadership parce que j’ai l’expérience pour ça. J’enchaîne les capitanats en club depuis un ou deux ans et ça me donne beaucoup de hauteur. C’est à moi de prendre un peu d’importance dans le groupe. C’est maintenant ou jamais. » Il n’élude pas le fait qu’il aurait dû assumer la responsabilité de la dernière pénalité manquée par Belleau contre l’Irlande : « En revenant sur le terrain, j’étais dehors depuis plusieurs minutes et j’étais un peu froid. Anthony avait réussi la précédente, juste avant, alors je lui ai dit de la prendre. Par la suite, je me suis fait la réflexion que c’était à moi de la tenter. Cela me servira pour l’avenir. »

Emilie Dudon
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