Le poids de l’Europe

  • Le poids de l’Europe
    Le poids de l’Europe
Publié le , mis à jour

Engagés sur les deux tableaux, Cermontois et Rochelais flanchent en hiver. Un grand classique.

On ne pourra plus jamais dire que le doublé Top 14 — Coupe d’Europe est impossible. Plus depuis 2014 et le double sacre de Toulon. On retiendra toutefois que, pour y parvenir comme le fit le RCT, il faut disposer d’un effectif absolument hors-norme, qualitativement et quantitativement, et profiter d’un certain alignement des planètes concernant les blessures, les rebonds du ballon ou les tirages au sort. Sans tous ces paramètres, jouer le coup à fond sur les deux tableaux devient un pari noble, certes, mais aussi risqué.
Clermont l‘expérimente franchement, cette saison. Surtout, les Auvergnats souffrent de la répétition de ces saisons à objectifs multiples. À deux reprises ces dernières années (2015, 2017), l’ASMCA a disputé la finale des deux compétitions, à quelques jours d’intervalle. Des saisons trente-huit matchs, sans compter les rencontres internationales, et des préparations estivales écourtées qui finissent par briser les corps. Si Franck Azéma regrette autant de blessés dans son effectif, il sait aussi que c’est vers la qualité de sa saison dernière qu’il doit se tourner lorsqu’il cherche un coupable. Les succès, dans le rugby français, se paient au prix fort.
Du côté rochelais, le péril est moins grand. Mais il n’est pas étonnant d’avoir vu les Maritimes fléchir, en Top 14, lors de la période européenne la plus dense (décembre-janvier). Et désormais ? Les deux clubs joueront les quarts de finale, dans un mois. Pour arriver en forme et triompher de cette première échéance éliminatoire, ils ont choisi de remettre des plages de préparation physique au cœur de leur hiver. Une autre explication de leurs difficultés du moment. Un sacrifice espéré payant.

Léo Faure
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?