« Le Top 14 dans cinq ans ! »

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Publié le , mis à jour

RICHARD HILL - Manager de Rouen Il vient de prolonger son contrat de cinq années supplémentaires pour tenter de mener à bien un projet fou : amener la Normandie en Top 14.

Vous venez de prolonger votre contrat de cinq années à Rouen. C’est une très longue période. Pourquoi si longtemps ?
C’était la volonté de mon président, Jean-Louis Louvel, avec lequel je suis complètement en phase. Il a décidé de se donner cinq ans pour monter en Top 14, et il a voulu que nous le fassions ensemble. Je suis d’accord avec ça.

Vous venez de parler de Top 14…
Oui.

Dans cinq ans…
Oui.

Vous êtes en Fédérale 1, l’ambition est élevée. Sur quels fondements repose-t-elle ?
Jean-Louis Louvel est un homme qui donne toujours tout ce qu’il a pour rendre ses rêves réalisables. Il a réussi tout ce qu’il a entrepris jusqu’à présent. Il a beaucoup d’enthousiasme, et il est capable d’une grande force de conviction. La preuve, il m’a convaincu. Je suis content de la confiance qu’il m’accorde pour que nous menions de concert ce grand projet. Il n’est pas irréalisable, même s’il est très ambitieux. Rouen est une grande ville. La Rochelle et Oyonnax ont prouvé que c’était possible. De vouloir y parvenir aussi vite, c’est un pari, mais il n’est pas insensé.

Le Top 14, et accessoirement le Pro D2 avant d’y parvenir, riment avec budget conséquent. Sur quoi repose le développement économique d’un club de rugby rouennais de première division ?
Ce n’est pas à Rouen que cela se passera, ce sera en Normandie. Notre projet dépasse le rugby, et même le sport. Nous venons d’organiser une réunion avec tous les responsables des autres sports de la ville. Nous voulons travailler avec eux pour promouvoir la région tous ensemble dans un même mouvement. Jean-Louis Louvel voit en grand. En tant que joueur et entraîneur, je n’ai jamais été confronté avec un projet de la sorte. Nous allons sillonner la Normandie pour convaincre les acteurs économiques et associatifs de nous rejoindre. C’est pour cela que nous avons signé cinq ans. Pour les politiques, pour les partenaires, pour tout le monde, cette durée signifie la stabilité de notre entreprise, et sa fiabilité.

Dans la poule élite, à laquelle vous participez pour la première fois, vous êtes engagés dans la course à la montée en pro D2 à la faveur des sanctions administratives qui ont touché vos concurrents. À combien de pourcentage estimez-vous vos chances d’y accéder ?
À plus de cinquante pour cent. Au mois de mai, il y aura du soleil et des terrains secs, ce qui favorisera notre jeu. Et en ce moment, après une période d’adaptation logique, nous parvenons déjà à gagner des matchs dans la boue. Je crois complètement en nos chances de réussite.

Dans quelle proportion modifierez-vous votre équipe la saison prochaine ?
Que ce soit en Pro D2 ou en Fédérale 1, elle évoluera dans la proportion de quarante pour cent. Si nous devions encore jouer en Fédérale 1, il nous faudrait construire une équipe pour monter et se maintenir la saison suivante.

Avec quel budget ?
Je ne sais pas combien cela nous coûtera. Et pour tout dire, ce n’est pas notre façon d’envisager les choses. Mon président me fixe des objectifs. Je négocie avec les joueurs et je lui dis ce qu’il me faut pour les atteindre. S’il trouve mes arguments intelligents, il me le donne. Nous ne réfléchissons pas en fonction d’un plafond. Ce qui nous a plutôt bien réussis jusqu’à présent. Chaque saison, nous avons toujours fait mieux que nos objectifs. Je suis arrivé il y a cinq ans, le club se trouvait en Fédérale 2. Nous avons déjà fait beaucoup, et il nous reste beaucoup à faire.

Dans ce projet de rugby de haut niveau, figure la construction d’un stade. Jean-Louis Louvel avait annoncé qu’il trouverait rapidement un terrain pour le bâtir, mais aucune communication n’a été faite jusqu’ici. Où en êtes-vous ?
Je n’en sais rien. Je ne sais pas tout ce que fait mon président avec son staff. Mais je sais qu’il fait beaucoup et ne parle jamais à tort et à travers. Encore une fois, je lui fais totalement confiance pour mener ses ambitions à bien. De mon côté, j’ai suffisamment de travail pour me consacrer uniquement à mes prérogatives. Il nous faudra encore du temps pour construire une culture de rugby normande et la faire rayonner. Nous rencontrons les clubs pour travailler avec eux. Nous travaillons sur tous les fronts pour créer une identité locale et une formation forte. La question du stade relève de mon président. Mais vous verrez, ce stade sortira de terre, et les grandes équipes de Top 14 viendront peut-être le fouler, et dans pas si longtemps.

Par Guillaume Cyprien

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