La France crée un immense exploit

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    La France crée un immense exploit
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Le XV de France s’impose (22-16) face à l’Angleterre au Stade de France et signe un second succès de rang dans le Tournoi. Surtout, c’est une victoire qui va compter pour l’avenir de ces Bleus qui se sont arrachés pour signer un exploit face à la deuxième nation mondiale.

"Sorry, good game" voilà quatre ans que l’on attendait ça dans le Tournoi. Les Bleus ont livré un match référence, le premier sous l’ère Jacques Brunel, pour signer un succès de prestige. Oui, il offre la victoire à l’Irlande dans ce Tournoi 2018, mais l’on retiendra surtout cet état d’esprit et la solidarité défensive à tout épreuve. Même quand Lionel Beauxis manque son dégagement en touche pour mettre un terme à la rencontre, rajoutant ainsi 2 minutes supplémentaires de stress… Les Bleus ont tenu bon, car ils ont joué en équipe.

Ce 104ème "Crunch" bascule du bon côté, notamment grâce à une seconde période de très haute intensité. Les Français ont les occasions pour tuer ce match à plusieurs reprises, sans y parvenir, car ce duel se doit d’être indécis jusqu’au bout. C’est un essai de pénalité à la 49ème minute qui fait tout basculer, sur une transversale de François Trinh-Duc non captée par Rémy Grosso, mais qui voit Benjamin Fall ramasser le cuir et se faire plaquer haut par Anthony Watson. Le jaune est sorti et Jaco Peyper file logiquement sous les poteaux (16-8).

Un collectif uni dans l’adversité

Que ce soit par les coups de pied de Maxime Machenaud(4 sur 4), les grattages de Mathieu Bastaraud ou encore les chevauchées de Rémy Grosso, le Stade de France a eu de nombreuses occasions de vibrer. Si l’on a envie de laisser chanter les mots pour utiliser des superlatifs, il ne faut pas oublier que la France a été longtemps bousculée en conquête. En mêlée notamment, avec trois pénalités concédées pour le seul Rabah Slimani. Et les trois premiers lancers en touche de Guilhem Guirado ont été contrés par l’alignement anglais.

Sauf que dans les attitudes, l’envie était française. Au pied, Owen Farrell et Elliot Daly ont maintenu à distance le XV de la Rose qui a manqué d’inspiration sur le plan offensif. L’essai de Jonny May (74’) sur une longue offensive ne prive pas du bonheur ultime qui découle d’une victoire française face au meilleur "ennemi" que peut l’être cette équipe anglaise. Les sourires retrouvés, les efforts collectifs en défense, les actions parfois décousues mais pleines d’envies sont autant de signaux positifs qui demandent désormais à être confirmés.

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