Les jeunes s’imposent

Jacques Brunel avait débuté son mandat en misant sur un groupe jeune. Un coup de frais aussi prometteur que risqué. Les nouveaux venus ou les revenants allaient-ils avoir le niveau pour s’imposer au niveau international ?

La question était ouverte et la gestion de fin match face à l’Irlande était la preuve que l’expérience n’est pas anodine au très haut niveau. Mais après quatre matchs et une victoire maîtrisée face à l’Angleterre, le pari du staff tricolore était, a priori, le bon. Jean-Baptiste Elissalde avait donc le sourire au moment de commenter la performance de ses hommes : « Ce groupe avait été qualifié de très jeune, mais quelque chose est en train de se passer. Tout d’abord parce qu’il gagne et puis derrière les leaders que sont Guilhem (Guirado) et Mathieu (Bastareaud) d’autres sont en train de s’affirmer et tout le monde veut apporter sa pièce à l’édifice. »

Sans oublier les blessés et les punis

Au fil des matchs, certains joueurs démontrent qu’ils ont le potentiel pour être des cadres de cette équipe et certains peuvent même rivaliser avec quelques cadors internationaux. C’est le cas de Yacouba Camara qui fêtait seulement sa dixième sélection face à l’Angleterre mais qui est en train de prendre une autre dimension lors de ce Tournoi des 6 Nations. Le Parisien Paul Gabrillagues a aussi apporté de sérieuses garanties dans ce combat face à l’Angleterre. Il faut aussi souligner la montée en puissance de Geoffrey Doumayrou, de Marco Tauleigne ou celle de Jefferson Poirot. Le jeune demi de mêlée Baptiste Couilloud est aussi entré dans le match sans complexe, tout comme le talonneur Adrien Pélissié qui a su suppléer avec brio son capitaine touché au genou. Il est alors permis de rêver à un effectif avec un fort potentiel, plus fort que l’on osait l’espérer après l’enchaînement de défaites qui a frappé les Bleus depuis juin 2017.
D’autant qu’il ne faut pas oublier les blessés du début du Tournoi comme Antoine Dupont et Matthieu Jalibert, mais aussi les absences sur blessures de joueurs confirmés comme Wesley Fofana, Camille Lopez, Morgan Parra et Brice Dulin. Ajoutez-y aussi les punis d’Edimbourg qui avaient pourtant séduit le sélectionneur sur la pelouse comme le deuxième Arthur Iturria ou l’ailier Teddy Thomas, sans oublier Sekou Macalou ou Félix Lambey. Les promesses sont nombreuses