Crise de croissance

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Montélimar - fédérale 2 Dans le ventre mou en Fédérale, pointé du doigt, comme beaucoup d’autres, par la DNACG, le club drômois veut se restructurer pour grandir.

Les saisons se suivent et semblent se ressembler au pays du nougat. Comme il y a un an, Montélimar aborde les derniers matchs de sa saison sans pression. Encore versé dans une poule de onze, l’USM n’est plus concernée par la qualification, et n’a jamais vraiment tremblé pour le maintien, le promu martégal ayant éprouvé beaucoup trop de difficultés à se montrer compétitif. Pour autant, la fin de saison ne sera pas sans challenge à relever pour les Montiliens. Sous le coup d’une menace de relégation administrative en Fédérale 3, comme d’autres clubs de Fédérale 2, ils peinent à franchir un cap. Comme beaucoup, la structuration à tous les étages du club est délicat. « Concernant la menace de la DNACG, nous n’avons pas donné toutes les précisions en temps et en heure, reconnaît le manager, Olivier Rouzet, en place depuis dix ans, d’abord comme entraîneur. Notre président, Joël Duc, est surbooké. Il est premier adjoint de la ville, et dirige une entreprise qui compte un millier d’employés. Il a parfois du mal à tenir les délais. »

Si Montélimar ne semble pas avoir de gros soucis à se faire de ce côté, cela n’empêche que son cas semble symptomatique de la difficulté de nombreux clubs à passer un cap. Nanti de belles installations, d’une belle école de rugby et d’une bonne formation, sur laquelle les clubs professionnels environnants lorgnent pour ne pas laisser échapper une potentielle pépite, Montélimar manque toutefois de forces vives. « Heureusement qu’il y a Joël Duc, reconnaît l’un des entraîneurs, Fred Courbis, sur le banc depuis cinq ans, associé depuis deux saisons à Selim Tebani. Mais il n’est pas assez épaulé, pas assez soutenu. Ce qui a été mis en place tient la route mais il n’y a pas assez de dirigeants, pas assez d’anciens qui s’investissent. » La relégation en Fédérale 3, il y a cinq ans, a permis de redonner des couleurs sportives au club, mais également entravé son développement. L’embauche d’un entraîneur diplômé DJEPS l’été dernier, ne fera pas oublié qu’ils étaient trois avant la relégation. « Pierrelatte a quatre ou cinq diplômés employés par le club et son école de rugby est florissante », souffle Olivier Rouzet. Si le manager laissera sa place en fin de saison, Fred Courbis est lui en pleine interrogation. « Sportivement, je n’ai rien à me reprocher, avec une accession et le maintien en Fédérale 2. Mais il n’y a pas que la vitrine, il faut construire aussi en dessous et autour. À l’heure actuelle, nous ne pouvons pas prétendre au haut de tableau de Fédérale2. Nous sommes bons sur le terrain, avec de nombreux jeunes issus la formation, lancé ces dernières saisons. Mais nous avons besoin d’organiser des cellules sportives, dirigeantes, événementielles. Il faut tous nous mettre autour d’une table pour construire. Sinon, on disputera bientôt les finales régionales… »

Sans aller encore jusque-là, il serait bon que l’un des bastions de l’Ovalie drôme-ardéchoises continu de jouer son rôle de locomotive.

Par Sébastien Fiatte

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