Albi sort vainqueur aux poings face à Bourgoin

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    Albi sort vainqueur aux poings face à Bourgoin
Publié le , mis à jour

Au terme d’un match de piètre qualité, durant lequel les deux équipes ont offert un triste spectacle, les Albigeois, dominateurs physiquement, s’imposent logiquement.

Signe de l’intensité des débats samedi soir à Rajon, les jeunes Albigeois, le flanker, Paul Farret, et le centre, Antonin Ollier se sont écroulés, quand M.Rousselet, a donné le dernier coup de sifflet du match. Pendant quatre-vingts minutes, les Albigeois ont guerroyé, et ont rendu coup pour coup, au sens propre, plus que figuré. Le match aller avait laissé des traces dans les esprits berjalliens, bien décidés à ne pas se laisser faire. «Nous voulions marquer notre territoire, ne pas nous laisser marcher dessus», reconnut un joueur berjallien après la rencontre.

Mauvais western

La rencontre a donc débuté par une sorte de règlement digne d’un mauvais western, dans lequel l’arbitre alpin de la rencontre a eu le mérite de bien tenir son rôle de sheriff. Après une première escarmouche et deux cartons jaune infligés d’entrée (3e) à Nomani Tonga et Giorgi Zakashvili, l’animosité entre les deux équipes continua de transpirer à chaque impact, dans chaque regroupement. Elle explosa à la 17e minute sous la forme d’une bagarre générale qui se termina par les exclusions définitives de Mickaël Campeggia et Gaëtan Bertrand. Après vingt minutes d’un spectacle plutôt attendu dans une cour d’école ou sur un ring de boxe, allait-on enfin voir du rugby ? Oui. Enfin les deux équipes essayèrent. Limités physiquement face à la puissance adverse, les Berjalliens se montrèrent trop limités pour mettre en danger des Albigeois dominateurs partout, sauf en mêlée (5 pénalités, 2 bras cassés concédés en deuxième mi-temps). Les visiteurs se contentèrent finalement de gagner le débat physique et de repousser les assauts adverses, ne se privant pas pour continuer de jouer à la limite de la règle, et de la morale sportive. Empruntés dans l’animation offensive, ils eurent finalement deux occasions de prendre le bonus offensif, sur deux penaltouches (59e, 80e+1), sans y parvenir. Ils regretteront peut-être au moment du décompte final d’avoir montré plus d’ambitions dans le combat que dans le jeu.

Par Sebastien Fiatte 

 

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