Tout pour le Racing

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Publié le , mis à jour

Le tableau des quarts de finale de Champions Cup laissait apparaître ce paradoxe, depuis fin janvier qu’il avait été établi : si les clubs français se montraient en nombre (quatre sur huit), les ballottages étaient globalement défavorables, laissant craindre un soufflet qui retomberait vite.

La vérité du terrain, en ce week-end de Pâques, n’a fait que confirmer ces craintes. Si le duel Clermont-Racing 92 assurait au rugby français la présence d’un de ses clubs en demi-finale, Toulon et La Rochelle ont, en revanche, subi la loi des Celtes sur leurs terres. Sans regret pour les Maritimes, novices à ce niveau de compétition et qui ont été logiquement dominés par les Scarlets, plus précis dans la grande majorité des compartiments du jeu. Dépourvu de ses joueurs majeurs, le Stade rochelais aura nécessairement appris de cet épisode européen. En retrouvant les Eaton, Vito, Doumayrou ou Jordaan, il devra mettre à profit cette expérience pour espérer briller en Top 14.

Le RCT, de son côté, aura de quoi nourrir des regrets beaucoup plus importants. Dominateurs sur la pelouse du Munster, les Varois ont surtout cédé contre le cours du jeu, sur des fautes individuelles grossières dans la gestion de leur fin de match.

Le Racing à Bordeaux, contre son gré

Le Racing 92 sera donc le seul représentant français en demi-finale. Un statut décroché avec la manière, sur la pelouse de Clermont où les Auvergnats, orgueilleux, ont craché leur venin dès l’entame. Avant de s’essouffler et de laisser les Franciliens prendre le dessus. Finalement logique, sur la physionomie des 80 minutes.

Dernier représentant du Top 14, le Racing 92 n’en reste pas moins une chance de premier choix. Les hommes du duo Travers-Labit impressionnent depuis plusieurs semaines. Ils disposent des individualités, de la profondeur d’effectif et du fond de jeu pour regarder tous les adversaires d’Europe d’égal à égal. Il faudra déjà en passer par le Munster, en demi-finale à Bordeaux. Pourquoi Bordeaux ? Le Racing 92 avait initialement demandé une dérogation pour disputer sa demi-finale dans son stade résident, la U Arena. Il avait ensuite retenu le stade de Lyon, en second choix. Contre sa volonté, l’EPCR lui a finalement attribué le Stade Chaban-Delmas de Bordeaux. Étrange.

Léo Faure
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