Trop peu de bonnes pioches pour Clermont

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    Trop peu de bonnes pioches pour Clermont
Publié le , mis à jour

Pour quelques réussites, le club a connu trop d’échecs dans son recrutement récent. Et le paye en partie aujourd’hui.

Le renouvellement d’un effectif, à chaque intersaison, est aussi précieux que fragile. Clermont en est un bel exemple. Si Rémi Lamerat et Rabah Slimani sont clairement les très belles prises des deux dernières saisons, l’ASMCA a surtout brillé sur des paris de deuxième rang. Ainsi, John Ulugia ou Peter Betham par exemple, après avoir été attirés pour jouer les rôles de réservistes, sont parvenus à s’imposer. Pourtant, dans l’ensemble, le club a trop souffert d’un recrutement insuffisant depuis quelques années. Certaines arrivées se sont révélées de bonnes prises… Mais pas forcément sur la longueur. Rémy Grosso est aujourd’hui un homme fort de la ligne de trois-quarts mais il a fallu attendre presque un an pour le voir retrouver son meilleur niveau. Au contraire, David Strettle a réalisé deux exercices pleins (entre 2015 et 2017) avant de baisser de pied.

Sur la charnière, les choix qui grincent

Les déceptions sont multiples. Si Isaia Toeava et Greig Laidlaw ont montré qu’ils étaient des joueurs de dimension internationale, les pépins les ont empêchés d’avoir de la continuité. Comme Flip Van der Merwe, impressionnant trois mois (il y a un an), avant de redevenir quelconque. Recrutés avec de nombreux espoirs sur les épaules, Camille Gérondeau et Scott Spedding n’ont jamais pu s’imposer comme des premiers choix. Sans parler des Jarvis, Uhila ou Septar, lesquels bénéficient d’un temps de jeu restreints. Mais le secteur le plus en difficulté fut la charnière. En misant sur deux demis de mêlées potentiellement internationaux (Parra et Laidlaw), Clermont a indirectement fragilisé ce poste durant certaines périodes. Comme en n’attirant pas de troisième ouvreur. Après les blessures de Lopez et Fernandez, l’ASMCA a déniché en catastrophe Luke McAlister. Lequel, en fin de course, ne laissera pas une trace glorieuse.

Jérémy Fadat
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