Les quatre fantastiques

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Publié le , mis à jour

Les demi-finales de PRO D2 sont enfin connues. Les quatres premiers du classement, en saison régulière, se retrouveront ce week-end pour accrocher une place en finale. 

La logique a donc été respectée. Gagner à l’extérieur en phases finales relève toujours de la performance, si ce n’est de l’exploit. Pour Biarritz et Béziers, cinquième et sixième respectifs de la phase régulière, le coup n’est pourtant pas passé très loin. Sous le soleil de plomb de Guy-Boniface, portés par une importante colonie qui avait fait la transhumance depuis l’Hérault, les Biterrois ont donné bien du fil à retordre aux Montois. Qui ne doivent leur salut qu’à une maîtrise plus forte du tryptique gagnant expérience, conquête, mouvement (voir p. 14). Habitués de ce genre de rendez-vous avec trois demi-finales consécutives disputées en trois ans, les Landais ont malgré tout dû s’employer comme rarement cette saison. Leur importante indiscipline symbolisée par des pénalités à foison et un carton jaune pour le numéro 8 anglais Luke Pearce aurait même pu leur coûter cher notamment lorsque Béziers revenait à 25-23 après l’heure de jeu. Mais au vu de la physionomie de la rencontre (trois essais inscrits à un), la logique a prévalu et c’est de la mêlée jaune et noire qu’est venue la délivrance. Béziers, absent depuis plus de dix ans en phases finale ne doit pas rougir cependant. Les Biterrois n’ont certes pas réussi là où seuls les Grenoblois sont venus l’emporter mais leur deuxième partie de saison a offert à tous leurs supporters des raisons d’espérer et d’y croire pour la suite. Désormais, ils laissent les Landais s’avancer seuls vers Aimé-Giral où l’Usap les attend de pied ferme. Une aubaine pour Julien Cabannes et les siens qui l’ont emporté déjà par deux fois cette saison face aux Sang et Or ? Cela reste à voir mais en aucun cas, « Mont-de-Marsan n’ira à Perpignan pour faire de la figuration », parole de l’ailier montois, petit dernier de la fratrie. Il devrait en être de même pour Grenoble. Dans un Stade des Alpes bien garni, les Isérois ont aussi joué à se faire peur. Il a fallu un essai salvateur de Daniel Kilioni à la 73e minute, alors que le score était de 26-21 pour que le FCG se défasse d’un Biarritz olympique diablement accrocheur et joueur à tout-va. Dans une rencontre débridée (trois essais de chaque côté), les Rouge et Bleu ont entretenu leur rêve d’accession, un an après la descente en Pro D2. Il faudra passer avant cela et l’hypothèse d’une finale en terres toulousaines l’écueil montalbanais. Dans la cuvette de Sapiac, Grenoble porté par sa jeunesse (Oz, Nkinsi, Geraci, Godener, Pourteau, Guillemin) et par sa garde de grognards (Taumalolo, Alexandre, Setephano, Mélé, Hunt, Taufa) va être soumis à un rude défi. Qui mérite d’être relevé. En avant, place aux demis !

Par Enzo Dias 

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