Rester Lucides

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Publié le , mis à jour

Yoann Boulanger sourit, à l’heure d’établir un premier bilan : « Premiers, ça aurait été plus sympa, nous serions déjà en vacances ! Mais Aix a été plus régulier. Nous n’avons vraiment aucun regret. Qui aurait dit, en début de saison, que nous terminerions deuxièmes ? Nous finissons invaincus à domicile, avec trois victoires et quelques bonus offensifs à l’extérieur ! »

Le président Jean-Pierre Humbert est à l’unisson de son entraîneur. La satisfaction du dirigeant bressan n’a d’égal que le doute qui l’habitait l’été passé : « Nous partions dans l’inconnu. L’an dernier, nous avions échoué en demi-finale avec trente-cinq contrats pros. Nous sommes repartis avec moins de joueurs sous contrat et nous ne visions vraiment pas la première place. »

Un groupe solidaire

L’autre entraîneur, Thomas Choveau, a apprécié l’adhésion des joueurs, constante au fil de l’année : « Nous avons fonctionné avec un groupe dans lequel il y a régulièrement eu des absents. Nous avons utilisé beaucoup de joueurs. à Chambéry, on finit le match avec trois jeunes (Berthaud, Besson et Chillet) et même Martin Félix à l’arrière ! à Rouen, ils avaient coulé avec tout le monde. Mais là, ils ont aussi apporté leur pierre à l’édifice. » Les techniciens burgiens ont goûté le succès de vendredi à Chambéry presque comme à un soulagement. Alors même qu’ils avaient ménagé quelques cadres en Savoie, leur troupe a été capable d’une belle réaction, après deux grosses sorties de route à Romans et Rouen. Yoann Boulanger savoure : « Nous nous étions fait contrer. Nous n’avions pas eu le comportement pour une performance à l’extérieur. Cette fois, nous avons mis l’engagement nécessaire et la maîtrise dans le jeu au pied, dans l’efficacité. Nous avions fait tourner mais nous avons fonctionné comme ça durant toute la saison. Cela montre que nous avons un effectif homogène ! » Thomas Choveau est pareillement content : « Le groupe a pris le match par le bon bout. Par rapport aux dernières sorties, il avait à se prouver des choses. Il a été solidaire. Les garçons étaient déterminés ! »

Cette détermination générale tombe plutôt bien au moment d’aborder les phases finales. Yoann Boulanger rigole : « C’est une autre compétition qui commence ! On est prévenu. L’an dernier, on avait fini deuxième et nous avions perdu contre le septième (Chambéry justement, N.D.L.R.) ! »

Personne à l’US bressane ne tire de plans sur la comète. Fidèle à sa ligne de conduite pleine de bon sens, le président résume l’état d’esprit général : « Nous sommes dans notre projet, nous respectons les règles édictées par la DNACG. Nous sommes conscients de nos moyens et nous restons lucides ! Pour monter en ProD2, il faut battre tout le monde. Si on reproduit le même type de match qu’à Chambéry, il y aura peut-être une bonne surprise ! Mais on ne vend pas la peau de l’ours, surtout tarbais, avant de l’avoir tué. ».

Par Philippe SEVY.

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