Patrick Sobela : « Le casse du siècle »

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    Patrick Sobela : « Le casse du siècle »
Publié le , mis à jour

Les Oyomen ne veulent pas se contenter de la treizième place et de la promesse d’un barrage. Pour Patrick Sobela,le troisème ligne d'Oyonnax, le voyage à Castres ne sera pas prétexte à une impasse.

Que vous inspire votre victoire contre le Lou ?

Que le premier contrat est rempli, et bien rempli. On voulait la victoire pour assurer la treizième place que nous sommes parvenus à reconquérir en enchaînant les bons résultats lors de nos derniers matchs, mais on ne pensait pas au bonus offensif. C’est le premier de la saison. Dans cette fin de match, nous avons montré notre force de caractère en allant le chercher. Dans un stade plein à craquer, c’était un peu pour nous comme une finale de Coupe du monde. Nous en voulions plus et nous avons été récompensés.

Que change ce bonus ?

Il nous place à trois points de Paris, ce qui signifie que même si le Stade français va chercher un bonus défensif à La Rochelle nous pouvons encore lui souffler la douzième place et le maintien direct à condition d’aller gagner à Castres.

L’objectif vous semble réaliste ?

Nous savons que ce sera très compliqué, que de son côté Castres peut jouer la qualification sur ce dernier match. Mais nous nous sommes offert cette possibilité. Une victoire à Castres peut encore nous permettre d’arracher la douzième place. Ce serait le casse du siècle, mais en comblant le retard qui était le nôtre et en assurant au minimum la treizième place nous avons déjà réalisé un beau hold-up que personne ne pensait possible.

La perspective de disputer un barrage pour le maintien ne vous suffit-elle pas au regard de l’avenir qui vous semblait promis il y a peu encore ?

Nous avons fait les deux tiers du boulot en réussissant à renverser la tendance. Il reste un tiers à faire et il n’est pas question de le négliger. Nous avons une double chance de nous en sortir et nous n’allons rien, nous interdire, surtout pas de tenter la première.

Le défi ne semble-t-il pas un peu fou ?

Il faut juste y croire. C’est ce qui nous porte depuis des mois. Si aujourd’hui nous en sommes là, avec cette double possibilité de faire basculer le destin du club c’est parce que nous avons toujours été animés de cet état d’esprit guerrier, combattant. Nous avons cru en nous. La possibilité existe. On ne va pas la négliger… on ne sait jamais.

Propos recueillis par Jean-Pierre DUNAND

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