Brive, la lente agonie

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    Brive, la lente agonie
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Le 26 août, pour l’ouverture du Top 14, la citadelle réputée imprenable de Brive était tombée face à La Rochelle (10-19).

Cela avait si mal commencé... Le 26 août, pour l’ouverture du Top 14, la citadelle réputée imprenable de Brive était tombée face à La Rochelle (10-19). Un CABCL qui allait enchaîner six défaites pour entamer la saison. « Ce fut une année très compliquée de A à Z, du premier jour jusqu’au dernier », analysait ainsi Arnaud Mignardi samedi soir, après plus de huit mois de galère. Car l’exercice corrézien a, peu à peu, pris des airs de chemin de croix. Avec l’impression que, face aux vents contraires, ce club était condamné avant l’heure de la sentence. Celle-ci a sonné sur le terrain du Stade français, malgré un revers presque honorable (22-30) quand on sait l’équipe briviste incapable de s’imposer à l’extérieur depuis l’été. La vérité ? La chute s’est dessinée ailleurs. Plus tôt. Sur le terrain et en-dehors. Sur la lancée de plusieurs saisons encourageantes et d’une huitième place exceptionnelle au regard de son budget la saison passée, Brive voulait poursuivre son évolution. Jusqu’à rêver de se mêler à la lutte pour les phases finales. Sauf qu’il est plus aisé de revoir les ambitions à la hausse qu’à la baisse. Cette formation souhaitait proposer un jeu plus aéré et davantage conforme au haut de tableau en début d’exercice… Elle n’a pas su (ou trop tard) revenir à ce qui faisait son sel, en resserrant sa partition.

« Une année à ne pas oublier »

Les divisions, et les lassitudes, ont fini par apparaître. D’abord avec le départ précipité de l’entraîneur des trois-quarts Philippe Carbonneau fin septembre, lequel a décidé de quitter le club. Mi-mars - alors qu’il avait déjà raté un mois en raison d’une opération en octobre - Nicolas Godignon payait ses désaccords avec une partie du groupe et était écarté. Mais tout le monde était déjà épuisé en interne, à commencer par les joueurs eux-mêmes, comme l’ont prouvé leur cruelle défaite à domicile contre Lyon après une fin de match cauchemardesque ou leur absence totale à Oyonnax. « Je pense que c’est une année à ne pas oublier, ajoutait Mignardi. Elle nous permettra, à tous, de grandir, de la plus petite personne du club à la plus grande. Peut-être s’est-il endormi à un certain moment de son histoire. Cette relégation doit nous rappeler qu’il faut grandir sans cesse, qu’il ne faut jamais s’endormir et toujours aller de l’avant. Nous, joueurs, sommes les premiers responsables de cette descente mais il faut que le club dans son intégralité se serve du Pro D2 pour mieux rebondir : avec de nouvelles structures, de nouveaux joueurs, un nouveau plan de jeu et que sais-je encore… »

Jérémy Fadat
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