Un plan parfait

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Grenoble a battu Montauban en appliquant à la perfection un plan diablement efficace. Écarter le jeu pour étirer la défense montalbanaise, être réalistes et se multiplier en défense.

Par David Bourniquel

Si l’on excepte les 20 dernières minutes, où la fatigue et le sursaut d’orgueil des Montalbanais aidant, les Isérois ont quelque peu tremblé, le FCG a livré une copie parfaite pour un outsider évoluant à l’extérieur. Derrière une charnière Mélé-Pourteau excellente dans la gestion du jeu et dans sa capacité à impulser le tempo du match, Grenoble a su faire preuve d’un froid réalisme, en scorant lors des moments clés, démontrant ainsi sa supériorité dans la maîtrise des événements.

Un des tournants du match est survenu assez tôt dans la rencontre. Les Grenoblois, acculés dans leur 22 mètres, sur une série de quatre pénaltouches montalbanaises entre la 18e et la 30e minute, n’ont jamais craqué. Pourtant, ils étaient réduits à quatorze (carton jaune pour Lucas Dupont) et les joueurs de l’USM ont choisi d’insister là où ils pensaient pouvoir faire mal. Il n’en fut rien. Au contraire, après que l’immense Taumalolo a récupéré le ballon sur un énième contreruck, ce sont les Isérois qui ont inscrit trois points sur une pénalité de David Mélé. La solidarité et l’esprit de corps des Grenoblois ont fini par écœurer les Montalbanais. « C’est sans doute un des moments clé de la rencontre, reconnaissait après coup Pierre-Philippe Lafond, l’entraîneur des avants montalbanais. On enchaîne trois ou quatre pénaltouches sans parvenir à scorer, ils prennent un carton jaune. C’était clairement un temps fort pour l’USM et nous n’avons pas marqué. Ces points nous manquent à la fin. »

Une stratégie « large-large » payante

Dans la construction de son match, Grenoble a pris soin de contourner les points forts de l’USM. Très dense physiquement dans le cœur du jeu, les Montalbanais étaient plus à la peine sur les extérieurs. Glas et sa phalange ont parfaitement exploité cette faille, en proposant un jeu « large-large » qui a étouffé Montauban en l’obligeant à beaucoup jouer dans le couloir des quinze mètres. Au final, les espaces ont fini par s’ouvrir. Et quand on dispose de joueurs véloces et capables de transpercer, tels que Nigel Hunt ou Alaska Taufa, les occasions de scorer se multiplient. Les Grenoblois ont passé trois essais aux Montalbanais, ce qui n’était jamais arrivé cette saison à Sapiac. Une preuve supplémentaire, s’il en fallait une de l’efficacité froide des Isérois. Un match parfait, donc. Seule une petite erreur de gestion aurait pu coûter très cher en fin de rencontre, quand la fatigue le dispute à la lassitude. David Mélé en provoquant une échauffourée dont il aurait pu se passer après l’essai d’Amédée Domenech, a offert une ultime pénaltouche aux Montalbanais. Heureusement sans conséquence pour le FCG.

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