• Ingérables bien gérées
    Ingérables bien gérées
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Féminines

Les Marseillaises en quart de finale après une saison bien gérée

Après avoir retrouvé un club pendant l’été et dû reconstruire une équipe en cours de saison, au gré des blessures et des arrêts pour cause de future maternité, les Marseillaises ont plutôt bien géré leur saison.

Dimanche prochain, les Marseillaises disputeront les quarts de finale de Fédérale 2, contre Brive. L’enjeu, outre une place dans le dernier carré, est d’obtenir une place en Fédérale 1, une division où les Provençales évoluaient la saison dernière. Et ce n’est pas une mince performance pour elles d’être en position de retrouver ce niveau.
On s’en souvient, pendant l’été dernier, elles avaient perdu le soutien du Smuc et de Provence Rugby. Les « Ingérables », comme elles se surnomment maintenant en référence aux critiques abattues sur elles ont ensuite rebondi au RC Marseillais, présidé par Jacqueline Frilet. « Ça se passe très bien, sourient de concert la dirigeant et l’entraîneur principal, Lucas Martinez. Nous sommes la seule équipe seniors, nous sommes la vitrine du club, poursuit le technicien. Et l’accueil du club a été très bon. C’est important de lui rendre en ayant des résultats. »

Une reprise pas en douceur 

Le redémarrage en Fédérale 2 ne s’est pas fait en douceur. Le succès à Toulon, le 26 novembre, eut tout d’un succès à la Pyrrhus, avec les blessures de quatre joueuses.
Ajoutés à cette liste quelques futures mamans et deux joueuses à l’autre bout du monde pour raisons professionnelles, c’est huit titulaires qui manquent. « C’est le rôle du staff de faire un travail de fond pour former les joueuses », juge Lucas Martinez. Avec un encadrement bien pourvu - Florian Lankar et Sébastien Lorenzi devant, Clément Brusset et Sandrine Ciccarelli derrière - les progrès ont été rapides et Marseille a retrouvé son niveau au meilleur moment : au printemps. Il reste maintenant à franchir les derniers matchs, contre un club historique. « Brive, c’est quatre-vingt-dix ans d’histoire, contre trois ans au RCM », rappelle le coach. Mais on le sait depuis longtemps, la valeur n’attend pas forcément le nombre des années…

Par Sébastien FIATTE

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