« À Lyon, j’ai davantage un rôle de leader»

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    « À Lyon, j’ai davantage un rôle de leader»
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Fier de terminer en tête du classement des étoiles, Liam Gill revient sur sa progression lors de ses deux saisons en Top 14, son rapport à la sélection australienne et ne cache pas être fan de son jeune coéquipier, Baptiste Couilloud.

Midi Olympique : Vous êtes la star des étoiles Midi Olympique, avec le meilleur total à l’issue de la saison. Comment accueillez-vous cette reconnaissance ?

Liam Gill : C’est énorme ! Il y a beaucoup de très bons joueurs français et étrangers en Top 14. C’est un grand honneur. Le rugby en Top 14 est très différent du Super Rugby. Le jeu est moins rapide mais plus physique. J’ai pris beaucoup de temps pour changer mon jeu à mon arrivée. Je suis un avant relativement petit et j’ai dû beaucoup réfléchir pour m’adapter.

Qu’avez-vous appris ces deux dernières saisons ?

À mon arrivée en France, mon jeu défensif était ma première qualité : j’aime plaquer et gratter. C’est plus dur chaque saison. J’essaie d’aller plus vite que les autres mais les gars sont de plus en plus grands et rapides. Depuis deux saisons, je travaille ma capacité à attaquer. J’ai beaucoup travaillé mes skills, à Toulon et Lyon. Les deux équipes sont très différentes. à Toulon, j’ai joué avec les meilleurs joueurs du monde ! Je faisais mon job et je les laissais faire leur truc! (sourire) à Lyon, j’ai plus un rôle de leader. Et je travaille beaucoup les skills avec les avants mais aussi avec les trois-quarts. Kenny Lynn (Entraîneur des trois-quarts et des skills, N.D.L.R.) Et Pierre Mignoni sont très forts.

Ce dernier a déclaré que vous pourriez même jouer centre. Vous y pensez ?

Pourquoi pas ! Peut-être… (rires) Non, je ne me vois pas le faire. Mais avant cette saison, je n’avais jamais joué troisième ligne centre ! Pourtant, je l’ai fait pendant six matchs. C’était bizarre d’ailleurs de ne pas rester dans la ligne mais d’être plus en retrait pour pouvoir contre-attaquer… Mais j’ai bien aimé avoir plus souvent la balle dans les mains.

Quand vous étiez enfant, aviez-vous une référence ou un modèle ?

Pas tout de suite. Avant de commencer le rugby, j’ai joué au football américain, mais aussi au base-ball et au basket, aux Etats-Unis, où j’ai vécu quatre ans. Mon père a travaillé là-bas. J’ai commencé le rugby à treize ans, à notre retour en Australie. Et j’ai toujours apprécié Georges Smith. Il était énorme. Il l’est toujours !

Comme vous, il a joué à Toulon et à Lyon…

Oui ! Et j’ai eu la chance de le côtoyer à Queensland et en sélection. Il était énorme. C’est un grand joueur

Au sujet de la sélection, vous avez dit récemment que Mickael Cheika devait avoir perdu votre numéro de téléphone. Vous n’avez toujours pas de nouvelles 

Non. Je n’en ai pas depuis mon départ d’Australie il y a deux ans. Il m’avait alors appelé et dit qu’il n’était pas content de me voir partir. Depuis, plus rien…

Que pensez-vous des restrictions sur la sélection des joueurs évoluant à l’étranger ?

Je pense que ce n’est pas bien pour l’Australie. Beaucoup de bons joueurs évoluent en Angleterre ou ici, en France. Je pense que ça va changer pour la Coupe du monde. Je l’espère ! Mais je connaissais la règle à mon départ. Je ne regrette rien, je suis très heureux d’être à Lyon.

À propos de Lyon, on parle beaucoup de Baptiste Couilloud et Félix Lambey. Pouvez-vous nous parler d’un autre jeune, Dylan Cretin, qui joue flanker comme vous ?

Il est déjà très bon et a fait une bonne saison. Lors des prochaines saisons, il devrait prendre de l’importance dans le groupe. D’ailleurs, j’en profite pour dire que je pense que « Titou » (Baptiste Couilloud, N.D.L.R.) est sûrement notre meilleur joueur. Félix est très bon aussi et mérite de jouer en équipe de France. Nous avons la chance au Lou d’avoir de très bons jeunes.

En février, après une victoire contre Clermont, Pierre Mignoni a dit qu’il fallait vous garder à Lyon, qu’il faudrait vous acheter un château. Vous l’avez ?

Pas encore ! Je dois en parler avec lui… (rires). Mais il faut prendre en compte le contexte. Ce jour-là, il était très heureux après notre victoire contre Clermont…

Propos recueillis par Sébastien Fiatte

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