Jeu de mains, jeu de Toulousains

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    Jeu de mains, jeu de Toulousains
Publié le , mis à jour

Avec près de 80% des essais de leur équipe et huit joueurs à avoir inscrit au moins trois essais, les arrières toulousains s’en donnent à cœur joie depuis le début de saison.

Tout le monde connaît le fameux et célébère et adage qui a longtemps fait la réputation du Stade toulousain. Depuis plusieurs saisons, les trois-quarts du club étaient pourtant moins en réussite que le veut la légende... L’ironie est pourtant que, lorsque les dirigeants ont déniché un nouveau slogan (« Jouer nous fera toujours grandir »), la ligne toulousaine a retrouvé des couleurs éclatantes. La preuve par les chiffres : cette saison, l’équipe d’Ugo Mola a inscrit 80 essais (ce qui en fait la quatrième plus prolifique sur ce plan derrière Montpellier, Toulon et La Rochelle). Si l’on excepte les quatre essais de pénalité, les trois-quarts ont aplati 58 des 76 réalisations stadistes. Ce qui fait un ratio exceptionnel de 76,5%, extrêmement rare à ce niveau. Et encore, les chiffres des avants ont été gonflés ces deux derniers week-ends durant lesquels ils ont incrit quatre des cinq essais toulousains. Mais, si les arrières profitent évidemment du travail de sape de leurs «gros », ils s’appuient aussi sur une diversité de talents très intéressante. Ainsi, ils ne sont pas moins de huit joueurs derrière à avoir passé la ligne d’en-but à au moins trois reprises. Il s’agit de Yoann Huget (10), Cheslin Kolbe (9), Maxime Médard (8), Gaël Fickou (7), Zack Holmes (6), Thomas Ramos (6), Antoine Dupont (4) et Sébastien Bezy (3). Ceci alors, donc, qu’aucun n’a été en mesure de batailler avec les Chris Ashton ou Nemani Nadolo pour le classement des meilleurs marqueurs du Top 14. Mais c’est en l’occurrence une précieuse richesse pour Ugo Mola et ses adjoints - dont Clément Poitrenaud dont le travail notamment de skills auprès des trois-quarts est très apprécié en interne - car leur équipe n’est clairement pas dépendante d’un seul finisseur et le danger peut venir de partout. Cela prouve aussi qu’avec des gabarits que l’on peut qualifier de différents, ce Toulouse-là a été capable de proposer un jeu séduisant et enthousiasmant, axé sur la vitesse et la prise de risque. Le meilleur est le feu follet sud-africain Cheslin Kolbe qui, avec son 1,71m et ses 74kg, est devenu la nouvelle coqueluche d’Ernest-Wallon grâce à ses interventions spectaculaires.

Jérémy Fadat
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