Monster club !

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Après avoir dominé la saison régulière, Montpellier fait figure de favori dans la course au titre. Son réservoir d’internationaux lui offre un effectif expérimenté qui débarquera frais et déterminé en demi-finale face au Lou.

Montpellier est-il en passe de devenir le PSG de l’Ovalie ? La question s’impose. Les moyens financiers du club de football de la capitale sont sans limite. Ou presque. à l’échelle du rugby, l’homme fort du MHR Mohed Altrad semble se positionner dans la droite lignée des dirigeants qataris. Quand les dirigeants du PSG ont souhaité chiper Neymar au FC Barcelone, ils n’ont pas hésité à aligner 222 millions d’euros, se foutant royalement du fair-play financier imposé par l’UEFA. Dans un registre quasi similaire et avec des méthodes qui interpellent forcément, quand Mohed Altrad a souhaité engager le meilleur joueur du Top 14 de la saison 2015-2016 Johan Goosen, lui non plus n’a pas sourcillé quand pour mettre lourdement la main au portefeuille. Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres… 

C’est donc à grands coups de millions que le MHR s’est structuré telle une machine de guerre qui, à l’aube de la dernière ligne droite, effraie toutes les strates du rugby français. L’effectif montpelliérain est galactique. Avec des joueurs hors normes et de très nombreux internationaux et autres champions du monde, Montpellier ne boxe pas dans la même catégorie que ses concurrents. Évidemment, la méthode pose parfois question. Une procédure pour dépassement du Salary cap au cours de la saison 2016-2017 est d’ailleurs en cours. Une procédure que consteste le président Altrad, arguant de «la défiance et de l’agressivité » à son égard et estimant être « une cible, l’objet de nombreuses attaques qui procèdent d’une guerre de clans. »

Trois semaines de préparation

Toujours est-il qu’à l’aube de cette dernière ligne droite, le MHR fait figure d’immense favori dans la quête du Brennus. Jamais le club de l’Hérault n’avait été dans cette position. Si l’on excepte les blessures de Yacouba Camara, Jacques Du Plessis, Benoît Paillaugue ou encore Jim Nagusa, tous les voyants sont au vert. En 2018, les joueurs de Vern Cotter n’ont jamais délaissé leur fauteuil de leader. Surtout, depuis trois semaines et la dernière journée de la phase préliminaire, ils préparent sereinement l’échéance à venir. D’aucuns peuvent penser que l’absence de compétition durant cette période pourrait être préjudiciable au titre d’un manque de rythme, il n’empêche que la fraîcheur viendra s’ajouter aux nombreux atouts déjà présents dans l’escarcelle montpelliéraine.

Arnaud Beurdeley
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