Occitanie, capitale de la jeunesse

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    Occitanie, capitale de la jeunesse
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Après cinq ans d’attente, le championnat du monde des moins de 20 ans revient en France et prend place en occitanie à travers ses trois villes-hôtes : Béziers, Narbonne et perpignan. L’occasion d’admirer les futures stars du rugby mondial.

Béziers, Narbonne et Perpignan. C’est sur ces terres de rugby ancestrales, où le ballon ovale est une religion, que les rugbymen les plus prometteurs de la planète se sont donné rendez-vous. Prévus à l’origine en Argentine, c’est finalement au bord de la Méditerranée que les championnats du monde de rugby des moins de 20 ans vont se dérouler. Un bien bel hommage rendu à ces trois cités qui abritent des clubs réputés pour la qualité de leur formation. Pendant dix-neuf jours, les villes occitanes accueilleront la jeunesse des douze nations qualifiées dans trois temples du rugby à savoir le stade Aimé-Giral de Perpignan (14 000 places), le stade d’honneur du Parc des Sports et de l’Amitié de Narbonne (10 000 places) et le stade de la Méditerranée de Béziers (18 000 places). C’est cette dernière enceinte qui accueillera les phases finales et qui verra le vainqueur soulever le trophée tant convoité.

Tremplin pour les stars de demain

Une épreuve qui est devenue, au fil des années, un véritable tremplin pour ceux qui seront les stars de demain. Pour preuve depuis la modification des championnats du monde junior en 2008, on ne compte plus les joueurs ayant fait leurs armes dans cette compétition avant de devenir des références mondiales à leur poste. Des exemples ? Aaron Cruden, l’ouvreur néo-zélandais aux 50 sélections avec les All Blacks avait éclaboussé l’édition 2009 de son talent. Autre kiwi à avoir explosé aux yeux du grand public lors d’un championnat du monde junior et qui fait aujourd’hui saliver tous les présidents de Top 14 : Beauden Barrett. Plus récemment Owen Farrell, le centre indiscutable du XV de la Rose avait aussi démontré sa classe au monde lors de l’édition 2011. Chez les Français, on retrouve parmi les anciens mondialistes quelques valeurs sûres du championnat et du XV de France actuel comme Yacouba Camara, le troisième ligne du MHR, ou plus récemment la génération Dupont, Cancoriet, Penaud, Jelonch ou Belleau. Cette année c’est une véritable pluie de pépites qui tombera sur l’Hexagone avec la présence de joueurs prometteurs comme Caleb Clarke, membre de la sélection moins de 20 ans de Nouvelle-Zélande, ou encore le talentueux capitaine irlandais Caelan Doris.

Les Français pour un exploit ?

Côté français, on ne manque pas non plus de pépites et certains ont déjà percé au plus haut-niveau. Comme le jeune Béglais Cameron Woki (19 ans) déjà auteur de vingt-matchs avec l’UBB au poste de troisième ligne et qui a enchaîné les performances de haute volée en Gironde. Autre joueur de talent, le Toulousain Romain Ntamack, veut se faire un prénom pour sortir de l’envahissante ombre de son paternel, Émile. Le jeune demi d’ouverture de 19 ans compte déjà 10 matchs en professionnel cette saison avec le Stade toulousain et a laissé apercevoir son immense talent lors du dernier Tournoi moins de 20 ans, remporté par les Bleuets. Pétris de talents, les joueurs de Sébastien Piqueronies essaieront de rejoindre une finale qu’ils n’ont plus atteinte depuis plus d’une décennie. Un sacré challenge au vu de la puissance de frappe des Néo-Zélandais et des Anglais, notamment. Les Bleuets ont toutes les raisons de rêver, chez eux, en Occitanie qui deviendra le temps de deux grosses semaines, la terre d’accueil de la jeunesse dorée du rugby.

Par Théo Combes 

 

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