Castrement bon !

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    Castrement bon !
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C’est acclamés en héros que les castrais sont revenus sur leurs terres, ce dimanche. Un accueil triomphal pour les partenaires de Rodrigo Capo ortega qui rêvaient d’offrir cette ultime récompense aux supporters.

Dimanche, dix heures place Pierre-Fabre de Castres. Les buvettes se sont dressées sur les côtés de la scène et les derniers réglages sons qu’il reste à faire n’empêchent pas les fidèles de prendre place sur les bancs. Déjà. Dans quelques heures, les héros du Castres olympique viendront leur présenter le Bouclier. Le peuple tarnais tout entier exulte, et sur les terrasses des cafés, on se remémore cette folle confrontation de la veille. Après une nuit de célébration, tous se retrouvent encore sur cette place pour communier. Certains conservent leurs lunettes de soleil, malgré la grisaille. Julien, supporter, tente ainsi de camoufler les marques laissées par une courte nuit « Je rentre à peine de Paris et je suis venu tout de suite. Le peuple castrais va arriver, ce qu’on veut, c’est tout partager ensemble, comme une famille. J’en ai encore des frissons et ça sera comme ça toute la journée. » Car ils étaient nombreux à avoir fait le déplacement jusqu’au Stade de France. Et pour rien au monde ils n’auraient manqué le retour du Bouclier sur les terres du CO. Pendant ce temps, d’autres reprennent place au même endroit qu’hier, face à cet écran géant qui a retransmis le triomphe de cette équipe de Castres. Vêtue du maillot bleu et blanc et d’un béret à l’effigie de son équipe, Pascale guette sa montre, impatiente de voir arriver ses guerriers « C’était une très belle soirée ici sur la place, je suis encore là ce matin et je serai toujours là parce que cette équipe a une âme. » Personne ne veut rien rater de ce moment historique, et tous souhaitent rendre hommage à cette équipe qui, depuis le début des phases finales, semble avancer contre vents et marée. 

Urios accueilli en héros

Alors que le monde afflue, l’écran géant nous livre les prémices de ces festivités castraises. En direct de l’aéroport, les images d’Anthony Jelonch et de Mathieu Babillot qui offrent un bain de foule à ce bouclier de Brennus, sont retransmises. La fête a déjà commencé pour les joueurs qui profitent du trajet depuis le tarmac pour passer des messages en direct à tous ces impatients. Tout en brandissant son immense drapeau du CO, Jean-Marc, digne représentant de la ferveur castraise, tente de trouver une place au milieu de cette marée humaine : « C’est le feu partout, c’était vraiment le match du cœur, on a réussi à déjouer tous les pronostics. C’est fantastique, il n’y a qu’ici que vous pouvez ressentir ça. » Alors que 12 000 supporters sont réunis pour accueillir Christophe Urios et ses hommes, le vent porte les cris de joie et les remerciements qui n’en finissent plus. Jamais la route depuis l’aéroport de Castres-Mazamet n’aura été aussi longue. À 15 heures, alors que les rues de Castres fourmillent aux couleurs des Bleu et Blanc, le bus fend la foule et se hisse un chemin jusqu’à la scène. Les héros sont enfin arrivés. Un par un, ils gravissent les marches de l’estrade, les chants des supporters résonnent et le Bouclier est donné en offrande à ce peuple qui semble ne jamais avoir douté de ses protégés. Castres peut communier et savourer jusqu’au bout de la nuit son nouveau Bouclier.

Par Fanny Roustan 

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