Première finale

  • Première finale
    Première finale
Publié le , mis à jour

C’est un billet pour les demi-finales que les Bleuets disputeront face aux Baby Boks jeudi, à Narbonne. Rendez-vous pour lequel toutes les troupes sont sur le pont.

es Bleuets vont disputer un match couperet jeudi soir, à Narbonne, face à l’Afrique du Sud. En jeu : la première place du groupe C, donc une qualification pour les demi-finales de la compétition. Ambition affichée par les Français. « Si on veut atteindre l’objectif que le groupe s’est fixé, il faut battre l’Afrique du Sud », explique ainsi l’arrière Matthis Lebel. Des Baby Boks qui ont connu des difficultés pour battre la Géorgie lors de la première journée mais que les coéquipiers d’Antonin Berruyer, promu capitaine contre les Lelos, craignent forcément. « Il faut vite basculer sur la préparation de ce match », prévenait le flanker dimanche après-midi. Et il ne devrait pas être trop délicat pour le sélectionneur Sébastien Piqueronies de maintenir concentration et motivation chez ses hommes en vue de ce rendez-vous décisif. « À nous de bien le préparer mais, a priori, il n’y a pas de blessés dans nos rangs. Cela devrait nous aider à avoir de la précision et de l’émulation », se réjouit le technicien. En effet, en attendant d’établir un bilan médical plus complet, aucun nouveau forfait ne semble à déplorer dans le groupe. Une bonne nouvelle alors que le troisième ligne Zacha Segueur, touché à une cheville, avait dû quitter ses partenaires après la rencontre inaugurale face à l’Irlande.

L’autre satisfaction ? Tous les joueurs ont bénéficié de temps de jeu depuis le début de la compétition, ce qui renforce la concurrence avant la finale du groupe. « Le but de chacun est de marquer des points mais il est important de faire passer la performance collective avant celle individuelle, assure Berruyer. Si l’équipe est en difficulté, ce sera de toute façon dur de sortir du lot. Tout le monde est assez intelligent et mature pour le comprendre. »

Barassi et Ntamack en vue de jeudi ?

Pour autant, certains éléments ménagés contre la Géorgie devraient être sollicités face à l’Afrique du Sud. C’est le cas de Bamba, Géraci, Woki, Tauzin et Laporte, lesquels ont de fortes chances de débuter jeudi. Idem pour le centre Pierre-Louis Barassi et l’ouvreur Romain Ntamack, remplaçants ce dimanche mais qui ne sont pas entrés. « Si on pouvait les économiser un peu, c’était une bonne chose », note Piqueronies. Avant d’ajouter : « C’était aussi un choix stratégique car il y avait une bonne connexion sur le triangle 10-12-13, notamment sur la défense de ligne et on voulait le stabiliser. » En ce sens, la remarquable prestation de Carbonel à l’ouverture aura sûrement permis de maintenir Ntamack sous tension avant la prochaine échéance.

Reste qu’après le large turnover effectué sur les deux premières journées, l’encadrement devrait aligner ce qui ressemble à son équipe type aujourd’hui pour défier l’un des épouvantails de l’édition 2018. « C’est un gros morceau de la poule, analyse Piqueronies. On s’attendait à affronter trois équipes dures à manœuvrer. Ce sera encore le cas. » Et son troisième ligne Jordan Joseph, actuellement surclassé mais dont le crédit a encore augmenté après sa sortie contre la Géorgie, de lui répondre avec le sourire : « Oui, c’est un très gros morceau mais les Sud-Africains ont aussi des points faibles. À nous de les exploiter. »

Jérémy Fadat
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?