Le Racing au sommet

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    Le Racing au sommet
Publié le , mis à jour

Auteurs d’un sans-faute, les Racingmen ont terminé premiers du super challenge 2018. Les Franciliens ont fait preuve de pragmatisme pour venir à bout des meilleures équipes nationales.

Peut-être galvanisés par la présence de Yannick Nyanga, Dimitri Szarzewski (avec la casquette de papa de joueur) et du président Jacky Lorenzetti, les Parisiens ont produit un rugby très précis et réaliste. Intraitables en défense, ils n’ont encaissé que deux essais en cinq matchs, soit sur toute la durée du tournoi. Le Racing a même réussi à faire déjouer la redoutable équipe de La Rochelle dans ce qui ressemblait fortement à la finale du tournoi, entre les deux seules équipes encore invaincues. Malgré une bonne entame de match, les Rochelais sont rapidement trahis par leurs transmissions approximatives, faits étonnants au regard de leurs capacités dévoilées jusque-là dans la compétition. Rapidement, les Ciel et Blanc mettent la main sur le ballon et ne le perdront que très rarement. Les rares occasions que les Maritimes, d’ordinaire très portés sur l’attaque, doivent exploiter sont gâchées par des fautes de main ou de « contest » dans les rucks. 

Une leçon de maîtrise 

Le Racing commet très peu d’erreurs, et face à une défense Jaune et Noir très courageuse, ne parvient à avancer que grâce à ses individualités, notamment chez les avants. Et à force de pousser, l’essai arrive pour les jeunes Franciliens par l’intermédiaire de Hugo Szarzewski, dans l’axe. Le centre viendra transformer son essai, qui récompense le pragmatisme de ses coéquipiers. La suite du match verra un léger regain de forme de La Rochelle mais ne sera que la suite logique du début du tournoi des Racingmen : du réalisme et de la maîtrise. « Ça fait cinq fois qu’on les affronte donc on savait comment les prendre, indique Olivier Gazon, entraîneur francilien. On a mis beaucoup d’intensité et on a su les faire déjouer. » Les Franciliens étaient déjà presque certains de finir premiers, le dernier match les opposant au RCT a offert du suspense mais importait peu : « On savait que c’était quasiment fait grâce aux cartons et aux différences de points, reconnaît Olivier Gazon. Forcément on avait un peu la tête ailleurs. » Le RCT l’emporte mais les deux équipes exultent au coup de sifflet final car tout le monde ressort vainqueur. La seule menace qui pesait sur la tête des Parisiens reposait sur les cartons infligés. « On devait rester très concentrés et ne rien lâcher, confesse le capitaine Bilal Ferran. On aurait pu mieux finir mais terminer premiers reste l’essentiel. » L’alternance toulonnaise et l’armada offensive de La Rochelle n’auront rien pu faire face à la rigueur du Racing. C’est donc l’équipe la moins pénalisée et la plus précise qui gagne à la fin. « J’étais venu jouer le Super Challenge à Brive moi aussi, témoigne Dimitri Szarzewski, un papa fier. C’était avec Béziers il y a une vingtaine d’années et ça fait du bien de voir ce beau collectif triompher aujourd’hui. » Après toutes ces belles émotions, les jeunes collégiens vont devoir redescendre de leur nuage pour se remettre dans les révisions du brevet. Mais que les adolescents se rassurent : après leurs bons résultats, le club francilien a décidé de leur offrir un voyage de deux semaines au Japon début juillet. « Pour s’imprégner de la Coupe du monde », sourit un papa de joueur.

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