Dumora, une doublure en vison

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    Dumora, une doublure en vison
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Titulaire au poste d'arrière au Co, après la blessure de Geoffrey Palis, Julien Dumora s'est imposé comme un des tout meilleurs arrière du championnat. Midi Olympique a décidé de le selectionner en deuxième position. 

Le malheur des uns fait mécaniquement le bonheur des autres. Le truc, c’est que Julien Dumora ne s’attendait pas à pareil bonheur en début de saison… Promu titulaire à Castres en raison de la succession de blessures de Geoffrey Palis, l’ancien Palois a tout bonnement réussi la saison la plus aboutie de sa carrière. Une saison à l’image de celle de son club, en somme, que personne ou presque n’attendait à ce niveau cette saison. Ainsi, alors qu’il n’avait inscrit que cinq essais toutes compétitions confondues lors de ses trois premières saisons dans le Tarn, Dumora a franchi à 12 reprises la ligne d’en-but dans cet opus 2017-2018, avec évidemment en point d’orgue son essai en finale du Top 14, qui le vit se jouer en bout de ligne de Fulgence Ouedraogo et Nemani Nadolo. « C’est vrai que je n’avais jamais marqué autant d’essais dans ma carrière, souriait après coup l’intéressé, dont le précédent record personnel était de 8, en Pro D2 (en 2013-2014 avec le Lou). Je savais que c’était possible de le faire, mais réalisable, ça, j’avoue que je ne savais pas trop ! Je n’ai pourtant rien changé dans mon approche ou ma façon de travailler. Maintenant, le fait d’enchaîner les matchs aide à accumuler de la confiance et peut expliquer pourquoi cette réussite m’arrive maintenant. En termes de statistiques, c’est probablement ma plus belle saison. » La preuve ? Dumora figure en tête des joueurs ayant parcouru le plus de ballons balle en main cette saison (1741 mètres) ainsi qu’au quatrième rang en termes de défenseurs battus (42). Une drôle de revanche pour ce garçon au physique « à l’ancienne » dont la capacité à bien négocier les situations de 2 contre 2 en bout de ligne s’est avérée décisive dans le titre du CO. Sélectionné en fin de saison par les Barbarians français, le tout frais trentenaire n’attend désormais plus que la reconnaissance internationale pour confirmer sa maturation tardive. Impossible ? Au vu de la concurrence actuelle, on n’en jurerait pas…

Nicolas Zanardi
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