Un staff qui joue gros

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    Un staff qui joue gros
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Après un exercice 2017-2018 complètement manqué et le statu quo dans l’encadrement sportif de l’équipe, le staff de Franck Azéma jouera évidemment très gros cette saison au sujet de son propre avenir.

S’il aime souvent s’opposer philosophiquement à son ennemi intime toulonnais, le club auvergnat a au moins le mérite de joindre régulièrement les actes à la parole. Ainsi, alors que Fabien Galthié, Fabrice Landreau et même Tom Whitford n’ont pas résisté au double échec du RCT au stade des quarts de finale, l’hypothèse de voir Franck Azéma et son staff être débarqués du navire clermontois n’a pas trotté une seule seconde dans l’esprit du président Éric De Cromières, bien conscient des circonstances atténuantes quant aux résultats de ses techniciens la saison dernière. 

Mais est-ce pour autant que le staff asémiste se voit accorder un blanc-seing intégral ? Évidemment pas, et celui-ci en est le premier conscient. En effet, si Franck Azéma et ses hommes demeurent liés au club jusqu’en 2020 (la saison prochaine étant optionnelle en ce qui concerne l’entraîneur des avants Bernard Goutta), on imagine mal un club aussi précautionneux que l’ASMCA attendre le dernier moment pour se pencher sur les diverses opportunités. Ainsi, il semble aller sans dire que si les résultats (et les contenus de match) s’avèrent à la hauteur des attentes, Franck Azéma (qui a par ailleurs refusé de rejoindre le XV de France avant le dernier Tournoi) et ses hommes se verront offrir en cours de saison une possibilité de s’engager sur le long terme avec l’ASMCA, à l’image des prolongations longue durée déjà actées pour Morgan Parra (jusqu’en 2022), Fritz Lee et Peter Betham (2021).

Rougerie déjà à la chasse au flanker

Mais dans le cas contraire ? « Je n’en sais rien, c’est à eux qu’il faut poser la question, pas à moi, se mouillait le troisième ligne et cadre du vestiaire Damien Chouly. Ce que je sais, c’est que nos destins sont liés. Nous sommes tous dans le même bateau et c’est nous, les joueurs, qui demeurons les garants des résultats sur le terrain. » Des joueurs que le staff a globalement épargné la saison dernière malgré des performances individuelles en-deça des attentes, mais auxquels les coachs ont choisi de faire confiance en conservant l’ossature de l’équipe malgré un conséquent lifting.

Nonobstant, les cadres de l’équipe sauront-ils se hisser à la hauteur de la foi placée en eux par les encadrants ? Ce sera tout l’enjeu, justement, d’une saison qui débutera cette fois sans la circonstance atténuante d’une préparation tronquée. Une saison à travers laquelle les dirigeants, observateurs et supporters de l’ASMCA pourront mesurer la portée réelle du discours du staff. Une donnée dont il n’y a aucune raison de douter au vu du premier entraînement de la saison, qui plus est dopé par la présence rafraîchissante d’Aurélien Rougerie, dont le rôle de « tampon » entre staff et joueurs doublé de celui de recruteur pourrait bien s’avérer essentiel. « Je pense que ce n’est pas facile pour lui, témoignait Azéma lundi après-midi. Au début, c’est toujours compliqué de trouver ses marques et de se situer entre les joueurs et le staff. Mais c’est bon de le retrouver à l’entraînement. On voit que c’est son club, il aide, il encourage les joueurs. Il n’est pas enfermé dans quelque chose et j’ai confiance en lui. Il va d’ailleurs s’occuper du recrutement à fond en visionnant un maximum de vidéos chez les jeunes et dans les championnats secondaires, mais aussi en se déplaçant avec Neil McIlroy. » La première étape l’ayant emmené dès ce jeudi en Australie, pour flairer et verrouiller au plus vite une bonne occasion en matière de troisième ligne au profil de plaqueur-récupérateur, pièce manquante de l’effectif auvergnat…

Nicolas Zanardi
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