Paris sort les muscles

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    Paris sort les muscles
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Après le recrutement massif du Stade français, passage en revue de l'effectif parisien ligne par ligne.

ARRIERES

La révélation de l’année passée se nomme Tony Ensor. Arrière intelligent, doté d’un bon jeu au pied, le Néo-Zélandais arrivé dans les bagages de Greg Cooper demeure un formidable attaquant. Au sujet de Tony Ensor, une question demeure : comment diable la Nouvelle-Zélande et ses quatre millions d’habitants peut-elle à ce point regorger de très bons joueurs ? Aux côtés du Kiwi, Djibril Camara reste l’une des figures de proue de l’effectif parisien. Souvent blessé la saison dernière, il doit montrer que son état de forme actuel peut le conduire jusqu’au Mondial japonais. Enfin, l’ancien Biarrot Kylan Hamdaoui arrive de Pro D2 lesté d’une solide réputation. Il peut brouiller les cartes à tout moment.

AILIERS

L’éternel Julien Arias (34 ans) aborde sa quatorzième saison dans la capitale. S’il n’a plus la vitesse de pointe de ses débuts, il reste un formidable finisseur et un cadre du vestiaire parisien. Sur l’autre aile, Jimmy Yobo est lui aussi à créditer d’une dernière saison convaincante. Appliqué, souvent propre dans tout ce qu’il eut à entreprendre l’an passé, l’ancien toulonnais est également capable d’évoluer au centre. Après avoir rompu les contrats de Marvin O’Connor et Romain Martial, les dirigeants parisiens comptent aujourd’hui beaucoup sur Malietoa Hingano, l’une des recrues phares du club. Passé par La Rochelle, le Japon et Clermont, l’Australien est capable de dynamiter n’importe quelle défense. En cas d’urgence, Waisea et Fickou peuvent également occuper le poste.

CENTRES

Gaël Fickou à Paris, c’est probablement le transfert de l’année. Alors, le surdoué va-t-il enfin confirmer tout le bien que l’on pense de lui depuis ses débuts en pro au Stade toulousain, il y a six ans ? C’est ce que les dirigeants parisiens espèrent. Barré en équipe de France à son poste de prédilection, Fickou espère convaincre Jacques Brunel qu’il reste le centre français de demain. Au milieu du terrain, Jonathan Danty a quant à lui l’occasion de prouver qu’il peut briller de mille feux avec un passeur comme Fickou à ses côtés. La remarque colle tout aussi bien à Waisea, le joueur le plus doué de l’effectif parisien. L’ancien Biarrot Alex Arrate est pour le moment blessé à un genou mais possède un potentiel intéressant. Quant à Julien Delbouis (Massy), plus jeune mais très solide, il peut être une bonne surprise.

OUVREURS

Pour être passé par l’Union Bordeaux-Bègles et Toulon, Nicolas Sanchez connaît parfaitement le Top 14 et ses exigences. Seul problème, l’international argentin ne débarquera dans la capitale qu’en décembre prochain, soit au terme du Four Nation. En attendant que n’arrive le Puma, Morné Steyn et Jules Plisson se partageront donc le temps de jeu comme ils le font depuis déjà trois saisons. Sauvé des eaux par Heyneke Meyer à l’intersaison, Morné Steyn souhaite aujourd’hui rendre à son ancien mentor chez les Bulls la confiance placée en lui. Jules Plisson, lui, joue très gros en vue du Mondial. Aura-t-il suffisamment de temps de jeu ? 

DEMIS DE MELEE

Le Sud-Africain Piet Van Zyl, qui sort d’une saison honnête aux London Irish (Premiership), débarque à Paris pour encadrer les jeunes Arthur Coville et Clément Daguin. Van Zyl, international Springbok en 2016, doit faire oublier que la dernière fois que le Stade français a choisi de faire confiance à un demi de mêlée sud-africain (Charles McLeod), ce ne fut pas franchement une régalade. Derrière Van Zyl, Arthur Coville reste évidemment le demi de mêlée le plus talentueux de l’effectif parisien. Champion du monde des moins de 20 ans en juin dernier, le Breton sera une nouvelle fois épaulé de son double depuis deux saisons, l’ancien Massicois Clément Daguin.

NUMEROS 8

La saison dernière, le Sud-Africain Willem Alberts fut davantage utilisé en numéro 8 qu’en troisième ligne aile. À ce poste, il fut d’ailleurs l’un des meilleurs défenseurs du Top 14 et, avec Djibril Camara, le Parisien le plus convaincant de cette infernale saison. Proche de Heyneke Meyer, qui fut son sélectionneur national, Alberts s’est préparé comme un damné afin de maintenir le rythme dès la reprise. Aux côtés d’Alberts, Sergio Parisse reste évidemment le choix numéro 1 et le capitaine parisien. Décevant la saison passée, il devra montrer un tout autre visage. Enfin, Talalelei Gray (passé par Biarritz et Toulouse) amènera à cette troisième ligne de trentenaires le punch qu’elle n’a peut-être plus. 

TROISIEME LIGNE AILE

De l’extérieur, on dirait que Sekou Macalou (puncher, coureur, sauteur en touche…) et Antoine Burban (gratteur, plaqueur…) forment une troisième ligne particulièrement complémentaire. Matthieu de Giovanni, très fort en défense, sort quant à lui d’une saison convaincante. Charlie Francoz, champion du monde avec les moins de 20 ans tricolores, aura son mot à dire. Quant à Sylvain Nicolas, seulement titularisé treize fois l’an passé, il doit gagner en régularité. 

DEUXIEME LIGNE

Ça se bouscule au portillon ! Avec l’arrivée de Yoann Maestri, le Stade français, déjà très riche à ce poste, se voit pourvu d’un autre deuxième ligne de stature internationale. Heyneke Meyer attend beaucoup de l’association que le Tricolore formera avec Paul Gabrillagues. Si elle se confirme, Alexandre Flanquart et Hugh Pyle seront deux doublures de luxe… 

PILIERS

La mêlée fut l’un des seuls secteurs satisfaisants, la saison dernière. Heinke Van der Merwe, à gauche, et Paul Alo-Emile, à droite, sont les titulaires indiscutables en première ligne. L’international argentin Ramiro Herrera, trop indiscipliné et inconstant l’an passé, doit de son côté rectifier le tir. Quant à l’ancien joueur des Chiefs Siegfried Fisi’ihoi, il lui reste un an de contrat pour prouver que Greg Cooper avait vu juste en le recrutant. Côté recrues, le Lyonnais Stéphane Clément débarque et fera office de polyvalent.

TALONNEURS

Difficile d’établir une hiérarchie entre Rémi Bonfils, Laurent Sempéré et Laurent Panis. Si Sempere est le plus fort en mêlée, Bonfils reste un défenseur hyperactif et Panis un excellent manieur de ballons. Faites vos jeux, comme on dit…

Marc Duzan
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