Un nouveau départ pour Aurillac

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    Un nouveau départ pour Aurillac
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Onzième du précédent exercice, le Stade Aurillacois aspire à retrouver rapidement des couleurs avec un groupe remanié.

Le dernier exercice laisse vraiment sur sa faim. Le Stade aurillacois sera passé par tous les états. Une entame catastrophique contre Colomiers et c’est tout un édifice qui se met en branle. Plombé par ce retard au démarrage, Aurillac navigue tant bien que mal entre le bon et le moins bon. Le bon, à savoir la capacité de pouvoir voyager et de tomber tous les "gros" ; le moins bon avec un jeu approximatif à domicile et un manque de percussion évident.

Pour une première collaboration, le duo Bester-Peuchlestrade colmate, tente des choses, lance des jeunes, fait avec les blessures ou le sort. Et dans ce brouillon de rugby, un poil de réussite aurait pu ou du envoyer le Stade autour de la septième ou huitième place. Mais avec des si… Non, positivons sur une année où les jeunes se sont révélés. En premier lieu, Joris Segonds à l’ouverture, Jone Waqaliva sur l’aile, Youssef Amrouni et Julius Nostadt en piliers. Enfin, sur une conquête qui a prouvé, surtout en mêlée, qu’elle était l’une des meilleures du championnat.

Retour des sud-africains 

Bref, la période de transition est désormais arrivée à son terme. André Bester a eu le temps de se faire une idée du club et de ses ambitions. L’entraîneur sud-africain a su convaincre également pour élargir le staff technique avec l’appui de Tom Palmer pour les avants, Mathieu Lescure, pour la préparation physique, et Maxime Petitjean, tout fraîchement retraité, pour s’occuper des arrières. Avec son binôme cantalien Thierry Peuchlestrade, ils ont travaillé sur un recrutement judicieux à leurs yeux pour compenser tout de même un wagon de départs, notamment certains cadrescomme Romain Briatte (Agen), Maxime Granouillet (Colomiers), Robert Lilomaiava, Alex Luatua, Junior Maninoa (Montauban) et Nicolas Catanzano… Une génération s’envole, une autre débarque avec un fort accent sud-africain. Les entraîneurs voulaient de la rigueur, du poids et de la percussion, on devrait être servi avec Adrian Smith, Nardus et Peet Van der Walt-qui n’ont aucun lien familial- Shaun Adendorff, voire AJ Coertzen. Ils sont aussi aller piocher du côté de Chambéry pour tester Yann Lohore et Anzize Saïd-Omar un cran au-dessus de la Fédérale 1.

Oyonnax d’emblée

Au plus fort de la préparation physique, si la sauce prend, le Stade aurillacois version 2018-2019 pourrait surprendre. On ne pourra en juger que lorsque le groupe sera au complet. Le centre Jacques Nel et l’ouvreur Pieter-Steyn De Wet sont arrivés en fin de semaine. Quant au troisième ligne Nardus Van der Walt et au centre-arrière AJ Coertzen, il faudra patienter jusqu’en octobre. En attendant, il va falloir préparer au mieux cette nouvelle saison. Le président Christian Millette a été clair quant à la feuille de route avec « une place dans les six premiers », mais également averti que cela ne sera possible « qu’avec le soutien de l’ensemble des partenaires », tant publics que privés. Il l’a d’ailleurs rappelé vendredi, à l’occasion de la présentation des joueurs. Tout le monde le sait, le volet financier très important à Aurillac qui n’a d’autre choix que de faire attention à son budget (5,20 millions d’euros cette année, association comprise).

Un petit budget qui continue pourtant de perturber les grands qua-nd toutes les planètes sont alignées. Cela a été le cas en 2016, en 2015, en 2013. Alors, après deux ans de « break », pourquoi pas encore cette fois-ci. De toute façon, on sera vite fixé. Le premier rendez-vous c’est Oyonnax, à Jean-Alric le 17 août.

Jean-Marc Authié
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