Du neuf dans chaque ligne

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Publié le , mis à jour

Passage en revue de l'effectif aurillacois ligne par ligne.

Arrières

Jack McPhee est le titulaire indiscutable au poste. Ceci étant, le Néo-Zélandais aura été en demi-teinte l’an dernier, alternant le bon et le moins bon. Peut-être encore fragilisé par ces protocoles commotions de la saison précédente, il a cependant retrouvé des couleurs à la fin de l’exercice avec des relances et un jeu long au pied qui reste exceptionnel. Thomas Salles aura assuré l’intérim avec des hauts et des bas. S’il a manqué de constance à ce poste, pas facile de passer derrière le maître, il a fait preuve de caractère dans les moments difficile. Cependant, l’arrivée du Sud-Africain AJ Coertzen pourrait brouiller toutes les cartes.

Ailiers

Il aura été la sensation du début de saison. Fraîchement débarqué de Bordeaux-Bègles, Jone Waqaliva a fait parler sa puissance et en a surpris plus d’un. Plutôt attendu au centre, il a explosé à l’aile. S’il progresse sur le plan technique et en défense, il va être redoutable. De l’autre côté, et pour compenser le départ d’Alex Luatua à Montauban, il faudra composer avec l’expérience d’Albert Valentin, voire la fougue des plus jeunes comme Pierre Gaveau, qui a marqué des points sur la fin de saison, Louis Fajfrowski, voire Bastien Colliat. Pour autant, le Stade aurillacois est allé piocher en Fédérale 1, du côté de Chambéry, pour sortir du chapeau Yann Lohore dont la vitesse et la puissance risquent de faire mouche.

Centres

Une nouvelle fois, il va y avoir embouteillage au poste, malgré les départs de Robert Lilomaiava et Alex Luatua à Montauban. Il faudra composer aussi avec la blessure de l’international et capitaine de la Géorgie Merab Sharikadze. À 31 ans, Jean-Philippe Cassan a prouvé que l’on pouvait toujours compter sur lui. Moins utilisé l’an dernier, Louis Fajfrowski reste une belle alternative, comme Thomas Dubourdeau d’ailleurs. Mais là encore, Aurillac est allé dénicher du Sud-Africain avec Jacques Nel, sorti tout droit du SuperRugby et dont on attend beaucoup, tout comme son compère AJ Coertzen, actuel capitaine des Griquas. Enfin, il ne faut pas oublier Anzize Saïd-Omar qui arrive de Chambéry, une boule de muscles explosive qui pourrait faire parler d’elle.

Ouvreurs

Joris Segonds a explosé la saison dernière et pris la place de Maxime Petitjean, pourtant pointure au poste en Pro D2. Ce dernier a d’ailleurs arrêté sa carrière, passant de l’autre côté de la barrière pour les entraîner. Le jeune va avoir fort à faire pour conserver sa place de titulaire car dans l’escadron sud-africain composé par les coachs, Pieter-Stein De Wet va lui donner du fil à retordre. Ceci étant, Aurillac ne manque pas d’alternative à ce poste puisque Jack McPhee et Thomas Dubourdeau peuvent dépanner.

Demi de mêlée

Paul Boisset est le titulaire du poste depuis des années. Il a retrouvé de couleurs l’an dernier. Pertinent dans l’animation, il est aussi l’un des meilleurs gratteurs de ballon du Pro D2, redoutable et redouté sur les rucks. Hugo Bouyssou aura été sa doublure sur quasi toute la saison, prenant au passage pas mal d’expérience. Mais attention, car au sortir d’une saison en espoirs réussie, le jeune Bernard Reggiardo, fils de, pourrait aussi prétendre à du temps de jeu.

Numéros 8

Avec le départ de Utu Maninoa à Montauban et celui de Nemani Nagusa, le Stade aurait pu perdre gros. Pour autant, Aurillac ne devrait pas trop être handicapé car Flavien Nouhaillaguet peut facilement assurer au poste, tout comme Latuka Maïtuku d’ailleurs. Presqu’un luxe pour Aurillac qui a su aussi recruter sur ses ailes.

Troisième ligne aile

En effet, il va y avoir du monde au balcon et surtout du lourd à l’horizon. Malgré le départ de Romain Briatte (Agen), les Aurillacois peuvent toujours compter sur leur capitaine de touche Pierre Roussel, le puissant Latuka Maïtuku, le punch de Marius Vialle et une petite pépite sortie des espoirs, l’international géorgien Giorgi Tsutskiridze. Mais côté nouveauté, ce ne sera pas mal non plus car sont attendus avec grande impatience les Sud-Africains Nardus Van der Walt et Shaun Adendorff. Et pour compléter le tout, le Stade est aussi allé chercher à Lyon le jeune Giorgi Javakhia qui avait impressionné tout le monde l’an dernier lors d’un essai.

Deuxième ligne

L’an dernier, on craignait le manque d’expérience au poste en cas de soucis. Cela ne devrait pas être le cas pour l’exercice à venir. Malgré le départ de Maxime Granouillet à Colomiers, Baptiste Hézard reste une base solide. Le meilleur sauteur du club devrait être accompagné par la nouvelle recrue sud-africaine Andries « Peet » Van der Walt dont on loue la puissance. Vu sur la fin de saison, Adrien Corbex peut tirer son épingle du jeu s’il muscle son jeu, tout comme l’états-Unien Christian Ostberg si les pépins physique le laissent tranquille. Du temps de jeu pourrait être accordé également aux jeunes Thibaut Calmettes, voire Pierre Algans qui débarque de Narbonne.

Piliers

Les Cantalous ont la chance d’avoir une mêlée solide depuis des année. Malgré les blessures l’an dernier, le Stade a pu compter sur des valeurs sûres comme Anthony Alvès, mais a aussi fait la découverte de deux jeunes : Youssef Amrouni et Julius Nostadt. Ils ont fait plus que le job et on attend encore beaucoup d’eux. De plus, Lucas Seyrolle a lui aussi assuré lorsqu’on a fait appel à lui. Très utile en cas de coup dur, Lotu Taukeiaho sera malheureusement absent pour quelques temps, alors que Grégory Fabro espère enfin faire une saison pleine, sans pépins physique. Côté nouveauté, on note l’arrivée du Lou du Géorgien Giorgi Vepkhvadze. Du temps de jeu devrait être aussi accordé aux jeunes Quentin Guibert et au Moldave Cristian Ojovan sur qui il faudra garder un œil.

Talonneurs

Cela aura été le gros point noir de la saison dernière, notamment côté lancer, avec un roulement incessant. On attend donc beaucoup de la recrue néo-zélandaise Adrian Smith pour palier le départ de Nicolas Catanzano. Son expérience sera d’une grande utilité. On espère que les jeunes sauront s’appuyer dessus et saisir leur chance à l’image de Pierre Rude, Benoît Rieu, Kevin Savea qui ont joué l’an dernier. Attention, car Kevin Lebreton peut aussi tirer son épingle, lui, le troisième ligne de formation reconverti.

Par Jean-Marc Authié

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