Jalibert, Carbonel, Ntamack : génération dorée

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    Jalibert, Carbonel, Ntamack : génération dorée
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Le rugby français s’est désolé trop longtemps du manque de réservoir à ce poste pour ne pas se réjouir aujourd’hui de voir le potentiel naissant. Imaginez que notre pays compte aujourd’hui trois énormes espoirs en numéro 10, lesquels font partie de la même génération.

Né en 1998, le Girondin Matthieu Jalibert a déjà éclaté en début de saison dernière. Il s’est imposé comme le premier choix à l’UBB et comme un formidable accélérateur de jeu. Et ses performances ont connu une telle résonance qu’il est s’est retrouvé à débuter le premier match du Tournoi des 6 Nations 2018 contre l’Irlande. Propulsé titulaire et chef d’orchestre du XV de France, à seulement 19 ans. Certes, Jalibert a bénéficié du peu de ressources des Bleus dans ce secteur mais c’est dire la précocité du garçon. Même si une blessure à un genou, survenu justement sur ce match, est venu lui gâcher la fin d’exercice, il représente l’avenir. Lui qui aurait même pu participer au récent Mondial des moins de 20 ans… 

Mais durant cette compétition, ce sont deux autres jeunes joueurs nés un an après lui (en 1999), Louis Carbonel et Romain Ntamack, sui se sont mis en évidence. Le Toulonnais et le Toulousain, qui ont alterné avec le numéro 10 dans le dos au début de l’édition, ont ensuite été associés (Ntamack glissant en 2012), ce qui a produit des merveilles. Entre la vitesse d’exécution de Carbonel et l’intelligence de jeu de son compère, les Bleuets y ont gagné en fluidité, jusqu’à accéder sur le toit du monde. Au RCT ou au Stade toulousain, les deux surdoués sont très attendus.

Mais il n’y aura pas que la jeunesse dorée à surveiller dans les mois à venir. Comme chaque intersaison ou presque, le Top 14 va voir débarquer des ouvreurs de classe mondiale. Cette fois, ils se nomment Finn Russell - qui s’est engagé au Racing - et Nicolas Sanchez - qui rejoindra les rangs du Stade français. L’écossais aura la lourde tâche de faire oublier Dan Carter, parti finir sa carrière au Japon. Excellent attaquant, sa mission sera d’abord d’apporter un grain de folie dans le jeu francilien. Sa saison sera d’autant plus scrutée qu’elle devra l’amener jusqu’à la Coupe du monde 2019 où il sera le maître à jouer du XV du Chardon. De son côté, l’Argentin -première recrue d’envergure du docteur Wild après sa reprise du club parisien- cherchera à réussir sa deuxième expérience en France. Passé par Bordeaux-Bègles puis Toulon entre 2011 et 2015, il a laissé un souvenir contrasté. Mais il voudra sûrement se montrer à la hauteur de son statut de titulaire indiscutable avec les Pumas. 

Jérémy Fadat
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