Corrihons : "Je n’ai même pas eu le temps de prendre une caisse !"

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    Corrihons : "Je n’ai même pas eu le temps de prendre une caisse !"
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Avant une semaine de repos bien méritée, l’homme fort du projet grenoblois, Franck Corrihons (Directeur Sportif) revient sur une intersaison des plus agitées, durant laquelle il n’a pas vraiment eu le temps de savourer la saison passée...

Midi Olympique : Avez-vous pris le temps d’en profiter après la remarquable saison du club ?

Franck Corrihons : C’est vrai que le club est dans une dynamique assez extraordinaire : l’équipe est remontée en Top 14, portée par un public qui explose tout au niveau des abonnements. Nous sommes le premier centre de formation de France sur les trois dernières années, ce qui ce matérialise par des sélectionnés en moins de 18, 19 et 20 ans, parmi lesquels nous comptons deux champions du monde au mois de juin. Nos moins de 18 ans sont champions de France, tout comme les Amazones, notre section féminines. C’est assez exceptionnel, et ce qui est bizarre, c’est que je n’ai même pas pris le temps de prendre une vraie caisse pour fêter ça ! (rires)

On dit même que vous avez commencé à travailler le dossier Top 14 avec les présidents dès le lendemain du match d’accession, au petit déjeuner…

F.C. : C’est vrai ! (il se marre) Après la victoire contre Oyonnax, on fêtait notre montée chez Rida Jaouher, et avec les présidents, on commençait à se poser plein de questions. Alors, vers 23 heures, je leur ai dit : "Maintenant, stop. On boit des bières et si vous voulez parler de la saison prochaine, rendez-vous demain chez moi à 10 heures pour le petit déj." Et ils sont venus m’apporter les croissants… Dès le premier matin, on a travaillé sur le budget, la masse salariale, nos axes de recrutement…

En tant que directeur sportif, votre mission consistera à vous rapprocher un peu plus du secteur pro…

F.C. : Mon rôle a un peu évolué, oui. Je reste toujours très connecté à l’Association et au centre de formation, je continue ma mission au niveau de la détection, ainsi que mon travail avec David Dussert sur notre politique de formation des joueurs et des éducateurs. à ce sujet, je ne vais pas changer grand-chose. En revanche, je vais essayer d’être encore plus proche du staff et des joueurs de l’équipe pro, pour tenter de créer encore plus de lien entre toutes les structures du club et aider au maximum Romain David qui va débuter sa mission de team manager en remplacement d’Andrew Farley. Mon job est celui d’une courroie transverse, qui consiste à mettre encore plus d’huile dans les rouages pour que tout le monde travaille de manière collective. En revanche, je continuerai à me tenir à distance du sportif par rapport au contenu des entraînements ou des compositions d’équipe. Il est hors de question que j’interfère avec nos entraîneurs.

Au niveau du staff, on a néanmoins senti votre patte à travers l’intégration de Jean-Noël Perrin, un des entraîneurs des Crabos, au chevet de la mêlée de l’équipe première. Une nouvelle preuve qu’au FCG, la formation interne ne se cantonne pas qu’aux joueurs…

F.C. : En cours de saison dernière, Dewald a émis le souhait d’avoir un assistant au niveau de la mêlée. Nous avons eu la chance d’avoir Arnaud Héguy à notre disposition, qui a amené son expérience et sa rigueur à notre mêlée, sans laquelle nous ne serions pas revenus en Top 14. Il faut le dire. En revanche, comme Arnaud n’a pas été conservé, il a fallu se poser la question de son remplacement. Et encore une fois, plutôt que d’aller chercher notre bonheur ailleurs, il nous a semblé logique de valoriser nos compétences internes, comme cela a déjà été fait ces derniers temps avec Cyril Villain (défense) et Jérôme Vernay (skills). Jean-Noël Perrin est un amoureux de la mêlée, qui abat un travail colossal au niveau de la formation depuis quelques années, pour lequel il a d’ailleurs été récompensé par le titre de champion de France Crabos. En plus d’intervenir au niveau des pros, il sera d’ailleurs le référent mêlée de tout le club, de l’équipe première aux moins de 14 ans. Comme on est heureux de promouvoir nos jeunes joueurs lorsque c’est possible, nous sommes tout aussi ravi de faire croquer nos éducateurs, afin de créer le plus de passerelles possible à l’intérieur du club. Et il s’est trouvé qu’avec Dewald, il a suffi de deux réunions pour que ça colle entre eux… 

Nicolas Zanardi
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