Le miraculé est prêt

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    Le miraculé est prêt
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Lanterne rouge entre la sixième et la vingt-cinquième journée, l’USC a réussi à sauver sa tête après une seconde partie de saison complètement folle. Forte de cette expérience, l’USC ne souhaite pas connaître la même aventure.

Les saisons paires ne sont pas vraiment frappées du sceau de la sérénité pour l’USC. En 2014 et 2016, l’équipe du président Calamel avait frisé la correctionnelle en prenant la quatorzième place, celle du premier non relégable. Cette année, elle s’est de nouveau octroyée ce dossard numéro quatorze, lui offrant la possibilité de signer un nouveau bail avec ce second niveau professionnel. Mais qui l’aurait cru au soir du 12 janvier 2018 lorsque le Stade montois est venu s’imposer à Albert-Domec avec le bonus offensif, 22-0 ? 

À l’issue de cette sinistre soirée, la tunique jaune était vraiment pale, elle pointait à la dernière place avec onze longueurs de retard sur le voisin narbonnais, le premier non relégable. Au soir de cette peu glorieuse défaite, Carcassonne était promis à la Fédérale 1. Seul un étonnant concours de circonstance pouvait ainsi sauver la glorieuse USC de la relégation. Dans la souffrance, la difficulté, un homme a su trouver la solution : Christian Labit, l’ami de Frédéric Calamel. Arrivé en cours de saison après son divorce avec le voisin orange et noir, « Nache » officiellement en poste depuis la quatorzième journée lors du déplacement à Colomiers, est parvenu à changer l’état d’esprit de ce groupe à la recherche d’un second souffle. « Après le match face à Mont-de-Marsan, l’équipe ne pouvait pas jouer aussi mal. Je me suis servi de cette rencontre pour toucher l’orgueil des cadres. Lors du déplacement à Vannes, certains étaient remplaçants, d’autres n’étaient pas sur la feuille de match. En revanche, j’ai fait confiance à des éléments en quête de temps de jeu dont deux espoirs prometteurs Maxime Castan et Clément Doumenc », résume-t-il. 

Dans le Morbihan, l’USC a relancé sa saison, 13-12. Un succès qui s’est confirmé par trois prouesses successives face à Montauban, Soyaux-Angoulême et Colomiers. Dans le sprint final, elle s’est exportée le 8 mars avec succès à Dax. Et le 15 mars, elle a validé son maintien en atomisant la lanterne rouge narbonnaise, 53-17. Entre janvier et mars, l’USC est vraiment passée de l’ombre à la lumière. En résumé, impossible n’est pas carcassonnais.

OBJECTIF : 25 à 30 POINTS à LA TRÊVE

Tel un chat échaudé, l’USC ne veut pas vivre une saison aussi angoissante. Le budget du club estimé entre 4 et 4,5 millions d’euros est à ce jour un des plus modeste de ce championnat. « Nous ne sommes pas le club le plus fortuné. Mais cela ne nous empêchera pas d’avoir de l’ambition. Dans ce championnat qui est semblable au tour de France cycliste, il faut obtenir au plus vite le maintien. Ensuite, on pourra se projeter sur autre chose. À la trêve, il serait bon de capitaliser 25 points. Avoir 30 points serait remarquable. Nous n’avons pas les meilleurs joueurs de ce championnat, mais des éléments à l’état d’esprit irréprochable. Des joueurs qui sont capables d’évoluer à 200 %, désireux d’honorer le maillot qu’ils portent et de donner du plaisir à ceux qui viennent les voir », ajoute Christian Labit.

Avant les trois coups du championnat, le club a étoffé un peu plus son effectif par la signature de deux éléments chevronnés ; le pilier néo-zélandais, Karena Wihongi et un ancien de la maison ; le centre international, José Lima. Le miraculé de la précédente saison est fin prêt pour relever le défi. Au terme de cette saison, 2019, il espère postuler pour une dixième participation consécutive en Pro D2. Pour le plus petit budget du championnat, c’est une ambition très raisonnable.

Didier Navarre
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