Retour vers le futur pour Brive

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    Retour vers le futur pour Brive
Publié le , mis à jour

il y a six ans déjà, le club avait connu une relégation en Pro D2 et su remonter de suite. aujourd’hui, les dirigeants corréziens ont voulu se servir cette expérience pour réussir le rebond, espéré avec l’arrivée de Jeremy Davidson à la tête du secteur sportif.

En quoi le vécu de 2012 est-il précieux aujourd’hui ? Il y a six ans, Brive avait déjà connu les affres d’une relégation en Pro D2. à l’époque, et malgré un démarrage poussif dans l’antichambre de l’élite, le club avait parfaitement su appréhender ce virage puisqu’il était remonté en Top 14 à l’issue même de cet exercice, et en avait profité pour affiner et assainir son organisation générale, sur et en dehors du terrain. « Oui, l’expérience de 2012 nous sert aujourd’hui », reconnaît d’ailleurs le président Simon Gillham. D’abord dans la manière d’anticiper les choses. Il y a quelques mois, les dirigeants corréziens ont compris, avant même l’officialisation de la descente, qu’il fallait entrevoir cette perspective. « Le plus dur, c’étaient ces matchs au terme desquels nous nous sommes inclinés à la fin, quand tu penses que tu vas l’emporter et que tu t’inclines de trois points, reprend Gillham. Après la défaite à Oyonnax (24e journée), je savais que c’était fini, que nous ne gagnerions pas au Stade français. à partir de là, nous avons commencé à construire la suite.» à savoir une autre histoire, un autre chapitre du grand livre briviste. En se servant aussi de la frustration de cette saison ratée. « Les supporters étaient en colère, moi aussi », souffle Gillham. Il était donc question de vite passer à autre chose, derrière des mois traumatisants, marqués notamment par l’éviction de Nicolas Godignon. C’est l’Irlandais Jeremy Davidson, dont les réussites durant ses six années à Aurillac avant son passage à Bordeaux-Bègles l’an dernier sont de notoriété publique, qui a été choisi pour prendre les rênes des destinées sportives du CABCL. « Le déclic, c’est le recrutement de Jeremy, ne cache pas son président. Son passé plaide pour son avenir et le nôtre. C’est un garçon rigoureux, travailleur, qui connaît très bien le rugby. Son profil est adapté à l’ADN de Brive, que nous avions perdu cette année. » Celui d’un club peut-être moins armé que ses concurrents sur certains plans mais qui est parvenu à exister et même à grandir grâce à un état d’esprit irréprochable, une structure maximisée et une solidarité de tous les instants. Dans les bureaux mais aussi et surtout dans le vestiaire. Ce que l’on a parfois réduit à une troupe de guerriers. Davidson en est conscient pour ce qui concerne ses prérogatives : « On veut être efficace dans tout ce qu’on fait. Il faudra garder cette force sur les ballons portés et les mêlées mais il faudra aussi bâtir une identité qui nous est propre pour repartir ensemble et écrire une nouvelle page. Cela demandera une cohésion essentielle. »

Gillham : « Gagner et respecter le Pro D2 »

Pour y parvenir, le nouveau manager a souhaité s’appuyer sur certains garants du groupe, pour l’enrichir ensuite en y apportant une véritable fraîcheur. Exactement comme en 2012 d’ailleurs. Cette fois, ce sont les Hirèche, Marques, Ugalde, Mignardi, Da Ros, Asieshvili, Marais, Namy, Laranjeira et autres qui sont restés fidèles au club. Et plusieurs jeunes joueurs prometteurs ont décidé de relever le défi corrézien. « Jeremy a fait un recrutement très intelligent et a su optimiser son effectif, se réjouit Gillham. à l’intersaison, toutes les équipes sont optimistes mais je vois bien que ça bosse dur. Et quelques anciens m’ont confié qu’ils avaient l’impression d’avoir rejoint un nouveau club. » Est-ce que cela sera suffisant pour permettre un alliage rapide et cohérent ? En tout cas, les décideurs corréziens ont essayé de favoriser une forme de continuité pour assurer une mutation aboutie. « Je suis content et impatient que ça reprenne, avoue le président. Nous avons conservé un fort ancrage local et des partenaires qui nous font confiance. Ils auraient pu partir après notre mauvaise saison. Mais ils ont prouvé leur fidélité. » Du coup, quels sont les objectifs sportifs fixés ? « Gagner des matchs et respecter le Pro D2. » 

Jérémy Fadat
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