Castres : Les olympiens reviennent sur terre

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    Castres : Les olympiens reviennent sur terre
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Le tenant du titre a effectué son retour sur les terrains ce lundI sans ses internationaux mais avec ses recrues. Le discours est clair : ne rien changer aux habitudes.

Lundi, le champion de France castrais a effectué son retour au Lévezou sous l’air de La Marseillaise. Point de triomphalisme ou de gloriole, en l’occurrence. L’initiative de Christophe Urios avait pour but de rendre hommage au triomphe de l’équipe de France de foot la veille… et de chambrer, au passage, l’Argentin Benjamin Urdapilleta et l’Uruguayen Rodrigo Capo Ortega, dont les sélections ont été éliminées par la bande à Deschamps.
L’anecdote plante le décor de cette reprise finalement comme les autres pour le champion en titre, chantre de l’humilité et de la camaraderie. Quarante-quatre jours après avoir soulevé le Bouclier de Brennus, les troupes tarnaises ont repris leur petit bonhomme de chemin avec l’intention de rester fidèle à la philosophie du club : « Le titre ne va pas changer nos habitudes », a d’entrée martelé Christophe Urios face caméra. Après une brève réunion pour évoquer les objectifs de l’intersaison, agrémentées des fameuses olympiades et de la classique escapade pyrénéenne à Saint-Lary, le groupe a attaqué sa préparation physique avec des tests très attendus : « Il y a un gros challenge à relever car nous avons cinq semaines de préparation alors que d’autres en ont huit ou neuf. Il faut optimiser le temps. » Si les Castrais veulent être à la hauteur de leur rang de tenant du titre, ils ne peuvent se permettre aucun relâchement. Le compte à rebours est lancé avec, dans un peu plus d’un mois, le déplacement à Montpellier. Le manager place ses joueurs face à leurs responsabilités : « La base, c’est de voir comment sont les joueurs. Est-ce que la coupure leur a fait du bien ? Ont-ils pu se reposer ? Ont-ils fait le vide mentalement ? Ont-ils lâché prise mais pas trop car il fallait rester sérieux ? Sont-ils au poids de forme ? S’ils sont dans la bonne dynamique, il n’y aura pas de problème. » La première impression tend à rassurer. Mais la mission débute tout juste et nul ne peut ignorer sa complexité : les saisons post-victoire constituent des casse-tête sur les plans physiques et psychologiques. Clermont ou encore le Stade français l’ont récemment constaté à leurs dépens…

Les promesses de Gérondeau et de Spedding

Dans sa quête, le CO dispose en tout cas de repères solides. Parmi les vingt-trois joueurs alignés au Stade de France, un seul est parti, à regret : Afusipa Taumoepeau. Pour le reste, prime à la stabilité et à un recrutement classique, entre éléments revanchards (David, Gérondeau, Spedding, Clerc…) et trouvailles de divisions inférieures (Laveau, Falatea, Hounkpatin…). La recette a si bien fonctionné par le passé… « Il n’y a pas de bouleversement dans le groupe. Même si notre jeu va évoluer, nous serons vite en place parce que les joueurs qui arrivent ont de l’expérience », dessine Christophe Urios. Tous tenteront d’apporter aussi du sang frais dans le vestiaire. À commencer par la filière clermontoise : Scott Spedding et Camille Gérondeau entendent se relancer à Pierre-Fabre, à l’instar des Loïc Jacquet, Danie Kotze ou encore Ludovic Radosavljevic : « Il s’agit d’essayer d’apporter une plus-value à cet état d’esprit, évoquait lundi le flanker pour sa première prise de parole sous les couleurs castraises. Je peux parler en connaissance de cause un après un titre c’est parfois difficile à gérer. C’est donc important d’arriver, de donner un bol d’air frais au groupe et d’apporter sa pierre à l’édifice pour faire encore mieux si possible. » Scott Spedding a utilisé d’autres mots pour exprimer les mêmes objectifs : « J’ai des choses à me prouver à moi-même, mais aussi à prouver ici pour montrer que bien ma place au sein de l’effectif, affirmait l’international. Je veux vraiment apporter quelque chose de plus au sein du collectif. Tout le monde sait qu’ici, le plus important, c’est le collectif, non les individualités. » Des propos copiés-collés de ceux assénés par ses coéquipiers pendant toutes les phases finales. À première vue, pour paraphraser Christophe Urios, le titre ne semble pas avoir changé les habitudes du CO. Des promesses à tenir sur le long terme.

Vincent Bissonnet
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