Babillot : La nouvelle dimension

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    Babillot : La nouvelle dimension
Publié le , mis à jour

D’une régularité épatante toute au long du championnat, le Castrais a réalisé une fin de saison détonante : acteur majeur du titre décroché à la surprise générale par le CO, il a rivalisé en terres néo-zélandaises. Ce grand défenseur a étoffé sa panoplie et se pose en sérieux candidat en vue du Mondial 2019.

Mathieu Babillot a vécu une année incroyable de réussite.Comme dans un rêve : en août, il se voyait confier les galons de vice-capitaine du CO ; en novembre, il touchait du doigt le niveau international avec les Baa-Baas ; en mars, il était capé pour la première fois ; en juin, il soulevait le Bouclier et partait dans la foulée en Nouvelle-Zélande. « C’est une saison riche. Tout s’est enchaîné très vite. J’ai pris tout ça sans pression. Je me suis dit : « Tu as la chance d’être là, à toi de la saisir, de ne pas la laisser passer et de profiter à fond. » Le troisième ligne a saisi la moindre opportunité pour continuer sa croissance, l’accélérer à vitesse grand V. Au fil de cette année, il a véritablement changé de dimension. « Je dis souvent que rien n’arrive par hasard. C’est un gamin qui le mérite », résume Christophe Urios. Du côté du stade Pierre-Fabre, personne n’est surpris : depuis ses débuts tonitruants en janvier 2013, en H Cup, le Castrais d’adoption, oublié des sélections jeunes, n’a cessé de fourbir ses armes et d’étoffer sa panoplie. « Sa grande force, c’est sa capacité à beaucoup travailler sur un terrain, à beaucoup plaquer et contester. C’est un combattant. Il est fort sur l’homme avec beaucoup de pression dans le un contre un. C’est un ancien judoka, donc il a cette capacité à s’enrouler. C’est aussi un bon joueur de rugby, très à l’aise en touche où il est capable d’annoncer ce qui n’est pas neutre. » Sa marge de progression promet des lendemains encore plus riants : « Il doit passer un cap mentalement dans sa capacité à porter le ballon, à franchir et à jouer debout. » Avec quinze défenseurs battus et dix-sept passes après contacts, il a déjà commencé à déployer ses ailes. À 24 ans, l’avenir lui appartient et sa récente progression augure tous les espoirs.

«Quelqu’un de très sérieux, travailleur… »

Le plus surprenant et remarquable à son sujet reste sans nul doute son épatante faculté de meneur. Sa maturité précoce, un atout précieux dans sa quête : « C’est quelqu’un de très sérieux, travailleur, un guide pour la jeunesse, décrit son manager. Quand tu suis Mathieu Babillot, tu n’es pas loin du haut niveau. » « C’est facile de parler de Mathieu, il est exemplaire à l’entraînement mais aussi par son implication dans le club, confirme Antoine Tichit. Il unit tout le monde. » Dans le vestiaire comme auprès de l’encadrement, rares sont les joueurs à susciter autant une sincère unanimité. Au sein du XV de France, aussi, il a commencé à mettre tout le monde d’accord avec deux prestations très convaincantes face aux All Blacks. S’il continue sur sa lancée, la route du Japon s’ouvrira probablement à lui.

Vincent Bissonnet
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