L’EPCR explique

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    L’EPCR explique
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À la suite des décisions prises par une Commission de discipline indépendante et des sanctions prononcées à l’encontre de Mourad Boudjellal et du RC Toulon qui en ont découlé, l’EPCR se félicite de voir le règlement appliqué.

La Commission de discipline indépendante a rendu son verdict mardi dernier dans l’affaire opposant Mourad Boudjellal et l’EPCR. Si le président du club varois s’est offusqué de la sanction (une amende de 75 000 euros, une autre de 25 000 euros assortie d’un sursis, et retrait de cinq points au classement également assorti d’un sursis), l’organisateur des compétitions européennes s’en est, de son côté, félicité. « Nous sommes satisfaits que la Commission de discipline indépendante ait confirmé l’éventail de plaintes pour mauvais comportement et appliqué des sanctions adaptées. La Commission a reconnu que M.Boudjellal avait, entre autres, cautionné un comportement homophobe et discriminé ou insulté plusieurs groupes dans ses commentaires livrés aux médias. Il est important de reconnaître qu’un tel comportement n’a pas sa place dans le rugby, ou plus largement, dans la société. De plus, des accusations sans fondement, émises contre l’EPCR et ses représentants, ont porté atteinte à la réputation de notre organisation et à celle de notre sport », détaille l’EPCR, rappelant aussi que tous les clubs participant aux tournois européens avaient signé l’Accord de participation qui comprend l’ensemble des règles et des sanctions en cas de non-respect de celles-ci. 

Des plaintes toujours à l’étude

Ainsi, l’EPCR a voulu rappeler à Mourad Boudjellal qu’il lui serait difficile d’échapper à la décision prononcée par la commission de discipline indépendante. En effet, le président du RCT, dès l’annonce de la sanction avait vivement réagi : « Je ne ferai pas appel et ne paierai pas. Tout simplement parce que je ne reconnais pas cette décision. Comment pourraient-ils l’exécuter, d’ailleurs, puisqu’ils n’ont pas force de loi. » Mourad Boudjellal a déjà lancé sa contre-attaque en portant plainte pour diffamation jugeant que le communiqué de la commission de discipline « stipule que je suis quelqu’un d’homophobe ! C’est grave de tenir de tels propos. » Le bras de fer entre le président de Toulon et l’EPCR n’est donc pas terminé. Et une nouvelle plainte est actuellement à l’étude en Suisse puisque l’instance européenne veut faire la lumière sur la rocambolesque affaire du SMS : « L’EPCR a diligenté une enquête interne au sujet de cette affaire. À la suite de celle-ci, une plainte pénale a été déposée contre X par l’EPCR. L’affaire se trouve donc désormais entre les mains de la justice. » Affaire à suivre…

Nicolas Augot
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