Cambo est de retour

L’un des clubs les plus en vue du feu comité Côte-Basque-Landes revient au premier plan, en Fédérale 3. Avec les hommes du cru.

Vingt ans d’attente, de patience, enfin Cambo retrouve la Fédérale 3. L’US Cambo, club prestigieux du Pays Basque, où la pratique du rugby est des plus anciennes, elle remonte à 1906, goûte au plaisir retrouvé de rejoindre un rang plus approprié à son profil. Pendant ces vingt ans, les Camboars ont vécu des crises qui les ont amenés jusqu’au plus bas niveau, la Quatrième Série. Et il a donc fallu reconstruire. Ces dernières années ont été déterminantes.

Sous l’impulsion de Marcel Noblia, à la tête du club depuis dix ans, l’USC s’est structurée autour de ses jeunes et d’un homme, Michel Moxo. Cet ancien joueur du club qui a connu le plus haut niveau avec le Biarritz olympique, s’est chargé de fédérer sur le terrain. « C’est l’âme du club ! » dit de lui avec respect le président. L’ancien pilier, alors que les Rouge et Blanc étaient en Troisième Série, a travaillé sur l’école de rugby et pris les cadets sous son aile. Il a suivi leur progression jusqu’à leur épanouissement en seniors. Depuis quatre ans à la tête de l’équipe première, aujourd’hui avec Ramuntxo Arrijuria, il touche la récompense avec cette montée. Cette récompense acquise au terme de trois finales consécutives dans le championnat Côte basque-Landes Honneur.

L’ossature du groupe, issue des jeunes du club, reflète cet état d’esprit. Cambo ne s’appuie que sur sa formation. Pas de recrue d’ailleurs cette saison pour affronter la Fédérale. « On verra bien, dit avec philosophie, Marcel Noblia. On ne va rien changer. Notre objectif sera bien sûr le maintien. En gagnant tous les matchs chez nous. »

Dans sa reconstruction, Cambo a aussi bénéficié de l’œil averti de Laurent Rodriguez, habitant de la commune, même si cette année, il n’a pu se dégager de ses obligations professionnelles. « Il est quand même très présent, ajoute le président. Sa rigueur, sa technicité ont pesé. » Ses conseils seront encore les bienvenus à l’orée d’une saison où Cambo retrouvera ses rivaux d’antan, comme le voisin Larressore… Mais les exigences d’un niveau plus relevé ne vont en rien changer les convictions des Camboars. Ils veulent rester fidèles à leur jeu qui, jusqu’ici, leur a réussi. Un jeu fait de relances. D’allégresse, quoi !

Edmond Lataillade