Sonnes : "Je reviens plein de fraîcheur"

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    Sonnes : "Je reviens plein de fraîcheur"
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Entraîneur principal, en charge des avants après une pause avec le rugby professionniel de deux ans, pour vivre une expérience en Irlande à la Grammar School de Bandon, Régis Sonnes retrouve un club qu’il a connu comme joueur dans les années 90.

Midi Olympique : Que représente ce retour au club ?

Régis Sonnes : Comme joueur, je suis parti de mon cocon familial de Mont-de-Marsan (en 1993, N.D.L.R.) pour venir ici avec des ambitions personnelles de titres. Mon Graal, c’était d’être champion de France, ce que j’ai réussi à accomplir. Ce furent des années sportives extraordinaires. Vivre ce genre d’émotions est ce qui me mène dans la vie. Ce retour est fort d’un point de vue sentimental car je retrouve des personnes, dans le staff, les bureaux ou à la présidence avec lesquelles j’ai passé de beaux moments.

Aviez-vous gardé un contact, même lointain, avec le Stade toulousain ?

R.S. : Plus ou moins. Quand je suis sous contrat, je donne tout pour mon club, comme à Bordeaux-Bègles. Et j’aime prendre des distances, ne suis pas du genre à venir traîner dans le coin. J’ai toujours eu un œil sur le Stade toulousain, une affection mais ça s’arrêtait là. Depuis vingt ans, je croisais régulièrement Didier (Lacroix), on discutait et je voyais qu’il voulait savoir où j’en étais. Sans ambition de ma part ou de la sienne car il n’était pas encore président. Je me doutais qu’il y avait quelque chose mais je ne m’attendais pas au coup de fil. C’est Ugo (Mola) qui m’a appelé et présenté le projet. Ça a naturellement collé entre nous, sur le fond, l’âme de jeu, ce qu’on veut mettre en place. Puis il y a une capacité de travail, d’écoute et de recherche intéressante pour le futur dans ce staff.

Vous êtes réputé pour mener une grande réflexion sur le jeu mais aussi sur l’environnement général…

R.S. : C’est une nouvelle expérience pour moi. Je vis de défis, d’excitation de découvrir des contextes. D’un point de vue personnel, j’ai la volonté de connaître le monde, de m’enrichir des rencontres et différentes cultures. Je l’ai fait en Espagne (à Madrid puis sélectionneur) avec le côté latin, en Irlande avec celui britannique. J’aime la capacité d’adaptation, si importante au Stade toulousain. Pour l’entraînement, je veux travailler sur les hommes, que ce soit en Fédérale 3 ou en Top 14. Le fond de jeu, l’histoire commune sont les mêmes. J’ai connu beaucoup de choses, je vais essayer d’apporter mon vécu.

Que vous a apporté votre prise de recul ?

R.S. : Je voulais me régénérer, faire un break par rapport au rythme, pas à la pression des résultats. Je souhaitais prendre du temps pour réfléchir sur le rugby, le jeu, son évolution. En Top 14, on finit un match et on enchaîne sur le prochain week-end. On ne peut pas avoir ce recul. J’en ressentais le besoin, pour être prêt à me lancer dans un nouveau challenge si l’éventualité se présentait. Il se trouve que je reviens plein de fraîcheur.

Vous êtes entraîneur principal, aux côtés d’Ugo Mola. Qu’est-ce que ça change ?

R.S. : Je suis invité aux conférences de presse (sourires). Il y a des décisions plus politiques et générales à prendre sur l’orientation du club. Ce qui m’intéresse surtout, cela reste le terrain et je dois désormais prendre en compte le management et l’accompagnement des joueurs. Je le faisais indirectement à l’UBB mais ce n’était pas moi le responsable.

D’autant que ce groupe est jeune…

R.S. : Je le découvre, notamment sa profondeur. Elle donne des indications pour l’avenir, la qualité des entraînements en termes d’opposition et d’émulation. Un boulot important a été réalisé sur la formation, qui offre aujourd’hui un gros potentiel. On doit maintenant gagner en expérience.

Vous êtes-vous fixé des objectifs ?

R.S. : Je travaille surtout sur le contenu, qui amène les résultats. Le but est peut-être de mieux gérer les temps faibles que l’an dernier et de profiter de nos qualités intrinsèques. Mais nous sommes au Stade toulousain et il y a un certain rang à respecter.

Jérémy Fadat
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