Nouveaux horizons

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Après bien des remous, des luttes intestines, des menaces de descente et des soubresauts, Biarritz a retrouvé la stabilité avec l’arrivée de Louis-Vincent Gave et Jean-Baptiste Aldigé.

Biarritz va se présenter avec un maillot immaculé. Aucun partenaire n’y figure. La situation pourrait être inquiétante. Et pourtant, Louis-Vincent Gave, le nouveau président du conseil de surveillance, venu spécialement cet été du Canada où il réside à l’année, ne s’en émeut guère. Une volonté délibérée, clame-t-il. « Le maillot est blanc pour l’instant avec un nom sur le short. Mais on ne veut pas dévaluer le BO et brader le maillot. Il faut que le produit BO reste de qualité. Il n’y a aucune inquiétude à avoir, la levée de capital que nous avons faite nous permet de voir venir sur deux saisons. »

Après bien des soubresauts, voici donc la nouvelle équipe, les nouveaux investisseurs à la tête du club. Pour une stabilité retrouvée. C’est en tout cas leur but. Bien épaulés par Serge Blanco, l’inconditionnel, l’incontournable qui a tout fait pour faciliter leur installation. « La dernière année a dégoûté les supporters, poursuit Louis-Vincent Gave. Et le club a pris beaucoup de retard dans la recherche de partenaires. » Une année à oublier si ce n’est que sur le plan sportif, Biarritz a quand même atteint les barrages. Et c’est justement à ce rang que Louis-Vincent Gave veut maintenir le club. Pas de projets démesurés. « Step by step ! (marche par marche) » ajoute Jean-Baptiste Aldigé, l’homme de confiance, nouveau président du directoire, qui sera sur le terrain à l’année pour représenter et mener la politique de son ami. « Notre ambition est de nous maintenir dans le top 20, explicite-t-il. D’ailleurs, comment planifier une montée dans la configuration de ce championnat ? »

Aguilera, cœur du projet

La prudence guide les deux hommes. Leur ligne d’horizon n’est pas le prochain match, ni même la saison à venir. « Nous voulons être jugés sur la durée, insiste Louis-Vincent Gave. Trois ans, cinq ans, dix ans ! » Et de développer un plan pour assurer la pérennité. Biarritz, et c’est un point sur lequel le repreneur a insisté, est la formation. Tout le projet se veut basé sur ce volet. Pour preuve, l’image exposée, celle d’un arbre où sur l’assise est mentionné le mot formation, tournée à terme vers les jeunes locaux. « Aujourd’hui, développe Louis-Vincent Gave, le recrutement se fait hors Pays basque. à terme, les joueurs doivent venir d’ici, des Landes, d’Espagne. Il faut que les jeunes puissent rester au Pays basque, qu’ils y vivent leur carrière. En restant, bien sûr, dans les vingt meilleurs clubs français. »

Les moyens se répartissent en trois phases. Tout d’abord, l’effort sera porté sur le centre de formation, déjà performant. « Dès cette année, accentue le président du conseil de surveillance, on comptera vingt-six stagiaires, contre douze la saison passée. Vous voyez, ce n’est pas que du pipeau. Et comme on ne veut pas apparaître comme les pilleurs des clubs avoisinants, on aidera financièrement ces derniers. » Deuxième axe : la nomination de Matthew Clarkin comme directeur sportif. Immense respect et grande confiance dans l’homme. « Il a une vision comme peu en ont ! Dans cinq ans, 50 % des joueurs seront issus du centre de formation. » Enfin, Aguilera sera au cœur du projet. « On va développer les infrastructures pour en faire un lieu unique en France ! »

Louis-Vincent Gave a d ‘ailleurs voulu s’étendre sur ce dernier point. En donnant une place spéciale aux supporters dans les deux sens du terme. « Je ne suis pas là pour vendre du rêve mais pour éviter le cauchemar. Le cauchemar a été évité. Et maintenant on veut faire goûter aux supporters une aventure nouvelle et transparente, après une année difficile. On leur proposera un meeting mensuel, une présence sur les réseaux sociaux, des petits déjeuners réguliers. » Le stade sera réaménagé en fonction. Les supporters seront regroupés dans la tribune Blanco, les partenaires en face. Les abords du stade refaits avec installation de food-trucks, entre autres. Pour retrouver une ambiance. Et revivre !

edmond-lataillade
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